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Adieux émouvants pour Martel-Bahoeli

Après avoir liquidé son adversaire en 72 secondes, Éric Martel-Bahoeli s’est montré particulièrement ému sur le ring.
Photo Didier Debusschère Après avoir liquidé son adversaire en 72 secondes, Éric Martel-Bahoeli s’est montré particulièrement ému sur le ring.

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En décidant de remonter une fois de plus sur le ring pour mettre définitivement un terme à sa carrière professionnelle, Éric Martel-Bahoeli savait qu’il n’avait pas droit à l’erreur. Le boxeur de Québec peut maintenant partir la tête tranquille.

Martel-Bahoeli (12-7-1, 7 K.-O.) n’a fait qu’une bouchée du Mexicain Hector Aguilar (7-4, 5 K.-O.), forcé d’abandonner après 72 secondes écoulées au round initial, tellement il a été assommé par la pluie de coups du favori local, hier soir, lors du premier gala d’Eye of the Tiger Management au Centre Vidéotron.

Ces adieux officiels ont été empreints d’émotions pour le poids lourd devant ses partisans alors qu’il a eu une pensée pour son ami David Whittom, décédé en mars dernier après avoir été plongé dans un coma pendant près d’un an à la suite d’un combat. « Je sais qu’il était avec nous ce soir. David. Je t’aime. Merci, Québec ! » a lancé, au centre du ring, le pugiliste de 36 ans les yeux pleins d’eau. Martel-Bahoeli a reçu une toile de l’artiste peintre Jean Gaudreau pour souligner la fin de sa carrière après avoir été chaudement applaudi par la foule.

« Je ne pensais même pas que j’allais recevoir une peinture de Jean Gaudreau, un gars à qui je donne des cours de boxe que j’appelle l’artiste du K.-O. Il m’a fait une belle toile et je suis sans mots. Tout le monde l’a vu [son adversaire], le gars est venu et il m’a affronté. Il lançait des coups, mais je suis content d’avoir terminé ça au premier round.

« Je sais que mon chum David était avec moi ce soir. Je ne voulais pas trop en parler avant. La vie parfois fait bien les choses et il faut aussi être honnête et faire bien les choses envers soi-même. Ce soir [hier], ça en a été la preuve », a mentionné l’ancien champion canadien devant les journalistes.

Victoire salutaire

Martel-Bahoeli, qui est agent d’intervention au Centre jeunesse de Québec, espère que ce dernier chapitre lui permettra d’être en paix avec lui-même. Rappelons qu’à son précédent saut entre les câbles, en février 2017, le boxeur avait été terrassé par le colosse Adam Braidwood au Centre Vidéotron.

« [L’année] 2017, ça a été un cauchemar. De voir mon chum dans cet état, d’apprendre son décès et j’avais encore un goût amer de mon dernier combat. Même mes collègues de travail avaient vu que j’avais changé et que je n’étais plus le même. Je n’avais plus l’étoile dans les yeux. Je veux repartir sur des bases solides. »

Et cette victoire ne changera pas ses plans initiaux. La retraite a bel et bien sonné pour lui.