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Connaissez-vous votre ikigai?

Collage of woman jumping in different ways
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L’ikigai est un mot japonais qui signifie en gros « ce pour quoi on se lève le matin », joie de vivre, bonheur quotidien, ce qui donne une valeur (« gai ») à sa vie (« iki »). Notre ikigai peut se déployer au travail ou dans d’autres domaines de notre existence. De quoi s’agit-il au juste ? Il y a d’abord quatre questions à se poser.

L’idée derrière l’ikigai

L’idée est d’arriver à voir si dans nos activités quotidiennes, celles qui nous tiennent à cœur, il y a une unité d’être. Il faut savoir qu’au Japon, l’ikigai est loin d’être toujours associé au travail. Une arrière-grand-mère disait que son ikigai était sa petite fille, qu’elle se sentait comme au paradis quand elle était avec elle. Plus comique, un autre affirmait que son ikigai était de boire de la bonne bière ! Hors du Japon, le sens de l’ikigai a été quelque peu modifié par les ressources humaines des entreprises. Cela reste utile pour nous : aimez-vous votre travail ? Quels besoins comble-t-il ? Si vous êtes à la retraite ou ne travaillez pas, avez-vous une « passion », une activité qui vous réjouit, qui a un sens pour vous et qui fait du bien à d’autres ?

Les quatre volet de l'ikigai

Ce qu’on aime faire.

Pour ce premier volet, on peut penser aux gens qu’on côtoie quotidiennement, aux loisirs et au travail. Aimez-vous cuisiner, diriger, réparer, soulager, guérir, négocier, communiquer, écrire, dessiner, conduire, catiner, calculer, organiser, prévoir... ? Pour saisir ce qui vous tient à cœur, réfléchissez aux fois où vous vous oubliez au cours d’une activité, aux périodes où vous êtes pleinement concentré sur ce que vous faites. Chaque fois qu’on ne voit plus le temps passer, c’est qu’on aime ce qu’on fait.

Ce en quoi on est bon ou bonne.

Pour ce volet, il s’agit de repérer deux ou trois talents que vous avez. Vous pouvez être un bon meneur, un bon soldat, un bon manuel, avoir de la facilité avec les chiffres, avoir le sens de la synthèse, être un gestionnaire hors pair, être créatif, savoir vous exprimer clairement, être attentif aux autres, etc. Si vous être trop humble pour nommer vos talents, demandez à un proche de vous aider à les repérer.

Ce dont le monde a besoin.

Pour ce volet, la première chose est d’éviter les idées de grandeur. Quand on a le sentiment de faire une différence dans la vie d’une ou de quelques personnes, c’est déjà un rôle « dont le monde a besoin ». Ceci dit, il est bon de voir la différence qu’on fait dans la vie des autres : on a demandé à des gens qui sollicitaient de l’argent pour une fondation de rencontrer quelques personnes pour qui ils ramassaient ces fonds. Résultats ? Les montants ont beaucoup augmenté par la suite. On est plus efficace quand on a un écho de son utilité.

Ce pour quoi on est payé.

Ce volet compte si vous vous questionnez sur votre ikigai de travail. Il s’agit de voir si vous êtes payé pour ce que vous aimez faire, pour vos talents et pour ce que vous apportez au monde. Si vous êtes à la retraite ou si vous ne travaillez pas, concentrez-vous sur les trois points précédents.

Voyons maintenant les manques

Quand le pôle manquant est « ce que vous aimez faire ».

Vous êtes talentueux, vous êtes utile et êtes rémunéré pour votre tâche, le seul gros hic est que vous n’aimez pas ce que vous faites ! Dans ce cas, il est normal que vous ressentiez un vide. Vous vivez peut-être une période de déprime. Des solutions ? Modifier vos tâches, modifier votre regard sur celles-ci, en repérer qui vous plaisent, changer de travail ou trouver un loisir qui comblera votre sentiment de vide. Bref, l’éventail des solutions est large.

Quand le pôle manquant est « ce en quoi vous êtes bon ».

Quand on ne se sent pas à la hauteur de notre tâche, on a un sentiment d’imposture : on fait l’affaire, on aime cela, les gens ont besoin de nous, on est payé, mais on sent que des habiletés nous manquent. Il est normal dans ces cas de ressentir une certaine insécurité et une impression de ne pas être à sa place. Des solutions ? Faire une thérapie ou vous améliorer en suivant un cours d’appoint, par exemple.

Quand le pôle manquant est « ce dont le monde a besoin ».

Un sentiment d’inutilité peut nous gagner quand on n’a pas l’impression de servir les autres, de contribuer à leur bien-être ou à leur bonheur. Premièrement, il peut arriver qu’on ne se sente plus vraiment utile, car le monde évolue et les besoins changent. C’est peut-être un trouble qu’on ressent à l’approche de la retraite ou quand il est temps de relever un nouveau défi.

Quand le pôle manquant est « ce pour quoi vous êtes payé ».

C’est parfois le lot des artistes, des créateurs : ils aiment ce qu’ils font, ils y excellent, ils font du bien à des gens en ouvrant leur esprit et leur cœur à de nouvelles perspectives, mais l’argent n’est pas au rendez-vous. Le simple fait d’en prendre conscience sera déjà utile.