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La Corse: randonnées entre mer et montagne

La Corse: randonnées entre mer et montagne
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Marcher près de la mer

La Corse: randonnées entre mer et montagne
Photo courtoisie Jean-Marc Chabot

Une fois qu’on y met les pieds, on comprend mieux pourquoi on la surnomme « l’île de Beauté ». Véritable montagne au milieu de la Méditerranée, la Corse est riche grâce à sa faune, sa flore, ses magnifiques espaces naturels protégés et ses spectaculaires sentiers de randonnée.

Pour les amateurs de montagne que nous sommes, plusieurs options s’offraient à nous pour la randonnée.

Village de Serriera.
Photo courtoisie Jean-Marc Chabot
Village de Serriera.

D’abord, la GR20, ce mythique sentier de grande randonnée, réputé pour être un des plus difficiles d’Europe; chaque année, pas moins de 15 000 personnes viennent y défier les pentes de ce sentier à leur rythme.

Notre choix s’est arrêté sur les traces du Mare e monti (mer et montagne). Un ensemble de circuits de randonnée moins sportifs que la GR20, mais tout aussi magnifiques. Comme leur nom l’indique, ces circuits se font en montagne, sans trop de difficultés particulières et jamais bien loin de la mer. Plusieurs agences corses offrent différentes formules adaptées à tous les randonneurs, qu’ils soient débutants, intermédiaires ou experts.

L’automne dernier, nous sommes arrivés à Calvi, petite commune de la Haute-Corse qui aurait vu naître un certain Christophe Colomb. C’est du moins ce que prétendent les Corses, et ne dites jamais aux Calvais qu’il est né à Gènes, on rirait de vous. D’ailleurs, les ruines de la maison du découvreur du Nouveau Monde sont toujours visibles, près de la citadelle. Une plaque atteste que le grand homme est bel et bien né à Calvi, autour de 1436.

À notre rythme

Nous avons opté pour cinq journées de randonnée en liberté, en demi-pension, transport des bagages de gîte en gîte, à notre rythme et ce, à raison d’une douzaine de kilomètres « corses » par jour.

Il faut savoir que les Corses sont têtus et nous mettent toujours au défi de savoir qui a raison en ce qui concerne les kilomètres parcourus, pour finalement se rendre compte que nous avons raison et eux aussi. Enfin, on doit toujours ajouter quelques kilomètres à notre itinéraire.

De Calvi jusqu’à Porto, berceau du seul site corse inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, nous connaissons cinq journées magiques, arpentant la magnifique forêt de Bonifatu avec ses chênes verts et ses pins corses, apercevant de temps à autre un mouflon venu se remplir la panse devant les ruines du chalet de Napoléon, passant par le modeste village du Tuarelli et ses fameuses piscines naturelles, rafraîchissantes à souhait, pour arriver à Galéria, petite commune au sud de Calvi, humant au passage les senteurs du maquis, nous délectant de petites framboises sauvages le long de notre parcours, passant près d’anciennes bergeries et terminant notre journée avec un apéro ou une Pietra, la bière locale, pleinement mérités.

Le golfe de Galeria et l’une de ses 4 tours utilisées à l’époque pour surveiller l’approche des Barbaresques.
Photo courtoisie Jean-Marc Chabot
Le golfe de Galeria et l’une de ses 4 tours utilisées à l’époque pour surveiller l’approche des Barbaresques.

Notre coup de cœur fut sans contredit Girolata, ce hameau de la commune d’Osant, sur la côte ouest de la Corse.

Réputé pour son golfe du même nom, le village n’abrite qu’une quinzaine d’habitants et n’est accessible que par la mer ou la montagne.

L’endroit offre des points de vue uniques, nous laissant subjugués devant ces falaises de granit rouge et sa remarquable tour génoise. Dans ce cadre paradisiaque, la baignade fut invitante, quoiqu’un peu fraîche pour la saison. Qu’importe, le panorama et la générosité de ses habitants étaient suffisants pour nous laisser distraire par la grandeur de la réserve de Scandola qui nous entourait.

Tout simplement magique.

Arrivée à Porto

C’est avec un pincement au cœur que nous avons terminé notre périple à Porto­­­, hameau touristique composé d’hôtels, de restaurants et de boutiques, son invitante plage, laissant derrière nous, des rencontres extraordinaires, des heures à refaire le monde dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

Nous avons terminé le tout en nous délectant de saucissons corses, de fiadone, cette incontournable tartelette parfumée au citron et de cette petite douceur corse, une omelette au broccio et à la menthe.

 

D’Ajaccio à Santa Giulia

Souvent conquise, jamais soumise, 
la Corse ne cessera jamais de nous 
émerveiller par sa beauté, ses 
montagnes, ses plages de rêve 
réparties aux quatre coins de l’île, 
sans oublier ses chaleureux 
habitants. On y retournera, 
c’est certain.
Photo courtoisie Jean-Marc Chabot
Souvent conquise, jamais soumise, la Corse ne cessera jamais de nous émerveiller par sa beauté, ses montagnes, ses plages de rêve réparties aux quatre coins de l’île, sans oublier ses chaleureux habitants. On y retournera, c’est certain.

La Corse ne se limite pas aux sentiers de randonnée. Elle a aussi bien d’autres choses à offrir.

En traversant les majestueuses calanques de Piana en autocar avec, heureusement, un chauffeur en plein contrôle, il a fallu retenir notre souffle en découvrant cette région et ces routes au panorama vertigineux.

Un hymne à la nature, les yeux grands ouverts pour ne rien manquer.

Époustouflant.

Remis de nos émotions, une halte à Ajaccio était incontournable. Une visite au restaurant Da Mama au fond d’une ruelle tranquille et sympathique fut sans contredit un de nos coups de foudre, aussi bien pour les yeux que pour les papilles. L’assiette de prisuttu, ce fameux jambon corse, et au dessert une crème brûlée à la châtaigne nous comblent. Un délice !

La panse bien remplie, nous partons à la découverte de cette cité impériale et autrefois cité du corail. Riche en histoire, elle est connue pour avoir été la ville natale de Napoléon et du chanteur Tino Rossi, mais également pour avoir été la première ville française à être libérée lors de la Seconde Guerre mondiale.

Marché public

Et pour retrouver l’authenticité de la Corse, rien de mieux qu’une visite au marché public, en passage obligé dans cette institution locale qui sait éveiller nos sens. De la charcuterie, bien sûr, des confitures locales, des pâtisseries fraîches et des fromages corses. Bref, nous faisons le plein de saveurs.

Depuis Ajaccio, il y a tant à découvrir. Nous visitons Sartène, l’une des villes les plus pittoresques de la Corse et, non loin de là, le lion de Roccapina, superbe sculpture naturelle de granit rose veillant sur la baie, semblant défier le temps. Porto Vecchio, cette ancienne cité génoise, nous éblouit avec son patrimoine exceptionnel.

Enfin, Santa Giulia, celle qu’on appelle la « Perle du sud », avec son lagon aux eaux peu profondes baignant au pied d’une montagne sur des kilomètres de sable blanc, sera notre lieu de séjour pour la seconde partie de notre voyage. Autant de villes et villages typiques à voir.

Au rythme de la Corse

Une balade en voiture, en bord de mer ou dans les terres, permet de côtoyer les résidents en apercevant ici et là un troupeau de moutons.

À Figari, attablé sur la terrasse d’un restaurant, on taquinera même une famille de sangliers.

Les aiguilles de 
Bavella avec la statue de Notre Dame des Neiges.
Photo courtoisie Jean-Marc Chabot
Les aiguilles de Bavella avec la statue de Notre Dame des Neiges.

Sur la route, il peut aussi être tentant de s’arrêter dans quelques vignobles pour déguster un rouge ou un rosé de la région. On ne manque pas non plus de faire une halte dans une rôtisserie en bord de route pour acheter notre repas du soir. Bref, nous prenons le temps de vivre au rythme des Corses.

La Corse est surprenante à tous égards.

Parmi les incontournables, il y a sans contredit le site grandiose des Aiguilles de Bavella, dans la partie sud-est de la Corse, non loin de Porto Vecchio avec ses pics déchiquetés, ses grandes murailles rocheuses rouges et grises, ses pins tordus par le vent et ses figures fantasmagoriques gravées à jamais. Une splendide randonnée, une bouffée d’air pur dans un décor presque irréel avec en prime, au gîte d’étape, une délectable tarte aux myrtilles et crème fouettée. Divin !

 

Bonifacio, le bastion de l’étendard

La haute ville et la citadelle de 
Bonifacio depuis le port.
Photo courtoisie Jean-Marc Chabot
La haute ville et la citadelle de Bonifacio depuis le port.

À seulement de 90 minutes au sud de Bavella se trouve Bonifacio, bijou de l’extrême sud de la Corse, comme un trésor oublié au milieu des eaux turquoises qui l’entourent, protégé par ses hautes falaises de calcaire. Dépaysement assuré, entre mer et maquis, elle est marquée par son histoire, son architecture médiévale, ses rues étroites, ses restaurants, son port, sa Citadelle, son pittoresque « Grain de sable » et le vertigineux escalier du roi d’Aragon, haut de 187 marches, taillé à même la falaise. La légende voudrait qu’il ait été creusé à main d’homme en une nuit par les troupes du roi en 1420. À la descente, une vue incroyable s’offre à nous sur les falaises blanches, la mer et la Sardaigne qui ne se trouve qu’à une cinquantaine de minutes en ferry.

C’est la découverte d’une autre île magnifique de la Méditerranée et son archipel de la Maddalena avec ses eaux turquoise qui rappellent parfois les lagons de la Polynésie française. Une nature encore préservée qui vaut la traversée vers l’Italie.

 

Se rendre en Corse

  • Par avion, on se rend de France (Paris est le lieu de départ le plus commun) à Ajaccio.
  • Un traversier fait aussi le trajet de Marseille jusqu’à Ajaccio.
  • Nous avons fait le trajet Montréal-Paris (CDG-Orly)-Calvi, et pour le retour de Figari-Paris (Orly-CDG)-Montréal, avec Air France.

Les transports publics

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