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Un duel plus long que prévu

Simon Kean a eu besoin de cinq rounds pour mettre fin aux hostilités face à Ignacio Esparza

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QUÉBEC | On n’a pas assisté à un combat qui va passer à l’histoire du Centre Vidéotron hier, mais Simon Kean a obtenu ce qu’il voulait : une victoire convaincante avant son duel attendu contre Adam Braidwood.

Le Trifluvien (21-3, 14 K.-O.) a eu besoin de plus de temps que prévu, mais il est parvenu à envoyer le Mexicain Ignacio Esparza au tapis pour le compte au cinquième round.

Kean a cependant appris quelques leçons qui seront importantes dans son cheminement. Même si Esparza n’était pas un boxeur de qualité, il a pris son temps pour mettre fin au combat de la bonne façon et il a gardé son calme durant tout le duel.

« Je savais que plusieurs le sous-estimaient en raison de son physique et je faisais partie de ce groupe, a souligné Simon Kean. Il savait boxer et je savais qu’il tenterait d’étirer le combat pour tenter de me surprendre vers la fin.»

Pour sa part, en demi-finale, Mathieu Germain a utilisé une recette propre à lui pour venir à bout de son adversaire.

Le protégé d’Eye of the Tiger Management (14-0, 8 K.-O.) a été rapide et précis pour l’emporter par arrêt de l’arbitre au huitième assaut contre le vétéran Miguel Zamudio (40-11-1, 24 K.-O.). Il a ainsi rempli sa promesse faite lors de la conférence de presse de jeudi.

Après avoir envoyé son adversaire au tapis au septième round, Germain a fini le travail lors du suivant. Les hommes de coin de Zamudio ont indiqué à l’arbitre Michael Griffin de mettre fin au duel.

« Je n’ai pas suivi mon plan de match, a souligné Germain. J’ai rapidement constaté que Zamudio ne serait pas en mesure de me suivre. »

Akhmedov hué

Sadriddin Akhmedov a raté la chance de faire une bonne première impression. Le Kazakh s’est même attiré des huées de la foule.

Le protégé d’Anna Reva a gagné son combat de façon éclatante en quelques secondes au premier assaut. C’est la façon de faire qui n’a pas fait l’unanimité. Tout d’abord, lorsque le Mexicain Tony

Barreras (1-2, 1 K.-O.) a voulu lui témoigner son respect au départ, Akhmedov lui a lancé une solide droite qui l’a envoyé au pays des rêves.

Un geste antisportif à la boxe même si on dit toujours aux boxeurs de se protéger en tout temps. Une combinaison plus tard et le duel était terminé par knock-out. Par contre, les amateurs n’ont pas apprécié la prestation d’Akhmedov et lui ont fait savoir lors de l’annonce de la décision.

À sa sortie du ring, Akhmedov a eu droit à une discussion avec le patron de la Régie des alcools, des courses et des jeux, Michel Hamelin, qui n’était pas de bonne humeur. On peut penser qu’il ne l’oubliera pas.

« J’ai touché les gants de mon adversaire avec l’arbitre et je ne croyais pas que je devais le faire à nouveau, a souligné le champion du monde junior en 2017. Je suis déçu de la réaction des amateurs, mais je ne croyais pas mal faire. »

La bonne nouvelle, il s’est excusé auprès de Barreras quelques minutes plus tard. Faute avouée à moitié pardonnée comme le dit l’expression.

Fin touchante

Après les deux premiers combats de la soirée, le poids lourd Éric Martel-Bahoeli (12-7-1, 8 K.-O.) a obtenu ce qu’il souhaitait : une fin de carrière heureuse. On peut également ajouter touchante.

Le boxeur de Québec a liquidé le Mexicain Hector Aguilar (7-4, 5 K.-O.) en 72 petites secondes. Martel-Bahoeli a mis fin au travail avec une belle combinaison qui a dérouté son adversaire. Le coin de son adversaire n’a pas eu d’autres choix que d’arrêter le duel.

Le colosse s’est adressé à la foule par la suite. « Merci Québec pour votre support au fil des années, a-t-il indiqué avec le trémolo dans la voix. L’année 2017 n’a pas été facile avec la perte de mon ami David Whittom. Je suis convaincu qu’il aurait aimé ça être là. »

Il faut également souligner les victoires de Sébastien Roy (décision), Whitney Baille (décision), Arslanbek Makhmudov (knock-out), Nurzat Sabirov (knock-out), Clovis Drolet (décision), Vincent Thibault (knock-out) et de Kim Clavel (knock-out technique).

 

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