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Un Kazakh au banc des punitions

Artur Beterbiev en compagnie d’un jeune amateurs de boxe, hier au Centre Vidéotron.
Photo Réjean Tremblay Artur Beterbiev en compagnie d’un jeune amateurs de boxe, hier au Centre Vidéotron.

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QUÉBEC | Oh que Michel Hamelin était furieux. Le patron de la Régie s’est élancé vers Sadriddin Akhmedov, le dernier des terrifiants Kazakhs d’Anna Reva dans le corridor menant aux vestiaires.

Si Akhmedov n’avait pas eu le temps d’avoir peur dans le ring (lire Mathieu Boulay), il n’a pas eu la chance de lever le ton devant Hamelin. Quand le commissaire Maigret a sa face de beu, c’est marqué « écrase bonhomme ».

Le jeune homme de vingt ans est présenté comme un Sidney Crosby de la boxe. Mais Hamelin était ulcéré par la façon dont il avait entrepris le combat contre son Mexicain. La scène était belle à voir et je ne sais pas comment le boss a dit « Ferme ta gueule quand je parle » en kazakh, mais le Sidney baissait la tête à toutes les fois que Hamelin montait d’un ton.

Plus tard, Anna Reva a emmené son jeune protégé s’excuser auprès de son adversaire. Disons que c’était son premier combat, qu’il était loin de la maison et que l’arbitre ne parlait pas kazakh.

Ça méritait quand même une pénalité de cinq minutes mon Sid...

Stéphane Loyer au confessionnal

On va le reconnaître. Les poids lourds mexicains servis hier par Camille Estephan étaient plutôt frits. Enrobés de petit lard pour être plus tendres.

Camille Estephan s’est bâti une solide réputation comme promoteur en organisant des soirées où ses boxeurs étaient confrontés à des adversaires coriaces et souvent dangereux. Au Casino la semaine passée et hier au Centre Vidéotron, on a entendu des murmures.

Connaissant Estephan, son matchmaker Stéphane Loyer va avoir droit à un déjeuner-causerie dans les prochains jours. Et les explications qu’il va fournir auraient tout intérêt à tenir la route.

Un défilé à Thedford Mines

C’est Thetford Mines qui va organiser le défilé aujourd’hui. Dave Leblond a perdu en entrée au Centre Vidéotron dans un bon combat, mais Sébastien Roy a battu solidement Rodolfo Lopez du Mexique. Une section complète du Centre Vidéotron a passé tout le combat debout.

Ils étaient quelques centaines, trois gros autobus en fait, à être venus de Thetford Mines pour encourager les fils de la place. Ils ne se sont jamais assis.

Il faut dire que les boxeurs arrondissent leur bourse en vendant des tickets pour les galas. Ils font d’une pierre deux coups. Ils payent une partie de leurs dépenses d’entraînement et ils amènent des partisans pour les encourager.

En plus, quand ça vient de Thetford Mines et non de Blainville, ça crée une ambiance d’enfer.

Salut banquier ! Accueille bien le vainqueur et... le vaincu.

David Lemieux et Artur Beterbiev...

David Lemieux est arrivé pendant le tout premier combat. Il voulait encourager ses amis qui travaillent à grimper les échelons. Ça fait changement de certains boxeurs à gros nom qui se pointent parfois pour la finale. Ou du moins pour la première demi-finale présentée à la télévision.

Artur Beterbiev s’est pointé un peu plus tard et il a été chaleureusement applaudi en se rendant à sa table ringside. Il a serré des mains et posé pour des selfies : « J’ai très hâte de livrer un prochain combat », a noté le champion du monde IBF.

Beterbiev se retrouve confronté à son éternel problème. Les bons boxeurs se poussent de lui comme de la peste. Personne ne s’est rendu au bout d’un combat contre Beterbiev sur ses deux pieds.

Paul Wilson et non Spalding

La semaine dernière, un informateur me disait que Martin Spalding était un conseiller personnel en communications pour Marc Bergevin. J’écrivais que je livrais l’info sous toute réserve. Vérification faite, c’est Paul Wilson de National qui agit comme conseiller pour Bergevin.

Paul Wilson occupe un poste important chez National, propriété des frères Andrew et Geoff Molson et est le fils de Larry Wilson, ancien président du Parti libéral au Québec. Mais surtout, Larry Wilson était un bon ami de Serge Savard.

C’est chez lui que Savard avait placé en pension Petr Svoboda à son arrivée avec le Canadien. Le jeune Paul a grandi dans un environnement de hockey et de politique, et on se rappelle que c’est Serge Savard qui a conseillé à Geoff Molson d’embaucher Marc Bergevin.

Comme quoi, tout est dans tout et finit par se retrouver.

Tanguay et l’amour de Radulov

Jacques Tanguay, président des Remparts et du Rouge et Or, est plus que déçu de l’élimination de ses Remparts. Surtout que Philippe Boucher avait sacrifié pas mal pour que l’équipe aille loin en séries. Il va le rencontrer en début de semaine pour faire le point avant de parader devant les journalistes pour le bilan.

En attendant que Tanguay revienne derrière le banc, lui qui a dirigé une équipe dans le Midget AA, on s’est mis à jaser hockey et même du Canadien.

Tanguay était président et propriétaire des Remparts dans les grandes années d’Alex Radulov avec les Remparts : « Je connais Radu. Je sais juste une chose, avec Patrick Roy comme directeur général, Radulov aurait signé pour cinq ans avec le Canadien. Ça prenait du respect et de l’amour. L’important n’est pas de gagner une négociation, l’important, c’est d’atteindre son objectif », de dire M. Tanguay qui ne veut surtout pas dire aux autres quoi faire.

Un merci d’Olivier Archambault

Pendant qu’on attendait sur le plancher entre deux combats, un des officiels autour de l’arène, le beau-père d’Olivier Archambault, libéré par le Canadien et qui joue maintenant à Syracuse, club-école du Lightning de Tampa Bay, a un message pour Jean-Charles Lajoie : « L’autre jour, J.C. a parlé des p’tits gars du Québec abandonnés par le Canadien. Il a parlé du cas d’Olivier, le fils de ma blonde. Ça lui a fait un bien énorme d’entendre ce qu’il disait. Sa mère et moi, on aimerait le remercier ».

Et sur le ring, on boxe...