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Molson plus transparent que Bergevin

Molson plus transparent que Bergevin
SÉBASTIEN ST-JEAN/AGENCE QMI

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Ce que je retiens surtout du point de presse de 75 minutes livré par Geoff Molson et Marc Bergevin lundi, c’est que le proprio a été plus transparent dans ses propos que son directeur général.

Alors que Bergevin insistait sur les problèmes d’attitude qui ont miné le rendement de son club, au lieu de parler du manque de talent au sein du groupe, Molson a remis les pendules à l’heure en déclarant: «Oui, il y a un problème dans le vestiaire, mais le véritable message qu’on doit envoyer, c’est que nous n’étions pas assez bons.»

J’ai aimé voir Geoff Molson s’impliquer davantage au cours de cette rencontre de presse (il aurait cependant pu s’abstenir de parler de la nourriture au Centre Bell. On s’en fiche!). «Les joueurs qui ne sont pas prêts à changer d’attitude ne seront pas ici la saison prochaine», a promis Molson.

Cette déclaration du grand patron a d’ailleurs incité Bergevin à être un peu plus direct dans ses commentaires dans la dernière partie de la rencontre de presse lorsqu’il a fait face à une mitraille de questions. Dominick Saillant a pris soin de ne pas interrompre l’entretien trop rapidement.

Quels joueurs constituent le «problème» dans le vestiaire? Est-ce Max Pacioretty? Est-ce Carey Price? Est-ce Alex Galchenyuk?

J’ai bien hâte de voir ce qui va se passer dans les prochains mois, s’il y aura des changements majeurs ou si ce ne sont que des paroles en l’air pour remplir les carnets des journalistes et calmer la déception des partisans.

Pacioretty a beau nous répéter qu’il aime Montréal, je ne gagerais pas sur ses chances de porter l’uniforme du Canadien la saison prochaine.

Si une équipe est prête à payer le juste prix pour obtenir les services de l’attaquant, je crois bien que Pacioretty pourra installer une pancarte «À vendre» devant sa maison de Westmount en juillet.

J’aime bien le bonhomme, mais après une telle saison, quelqu’un doit payer le prix. Étant donné que le directeur général et l’entraîneur en chef conservent leur poste, c’est donc du côté des joueurs qu’on s’attend à des changements.

Lorsque Bergevin parle d’un problème d’attitude, ce qui est inexcusable à ses yeux, n’est-ce pas une façon détournée d’envoyer la balle dans le camp de Claude Julien?

«Si l’attitude ne change pas, les résultats ne changeront pas», a été la déclaration la plus percutante du directeur général, qui ne s’est pas attardé sur l’aspect blessures, cette fois-ci.

Au moins, Bergevin a fait son mea culpa en reconnaissant qu’il a été trop optimiste et qu’il a surévalué son équipe.

C’est lui, l’architecte de cette équipe qui a égalé un record de concession en encaissant 40 défaites en temps réglementaire.

C’est lui qui a mal construit cette équipe et qui doit prendre la plus grande partie du blâme. C’est lui qui n’a pas su réunir suffisamment de bons joueurs de caractère pour passer à travers la tempête.

Bergevin peut se considérer chanceux de pouvoir conserver son poste dans les circonstances. La corde autour de son cou est raccourcie, même si son contrat est long.

«Le statu quo n’est pas acceptable», a lancé Geoff Molson, dès le début du point de presse. On espère bien...

Et il nous a annoncé que les prix des billets ne seront pas augmentés la saison prochaine. Ç’aurait été le bout de la ma... si le Canadien avait annoncé une autre augmentation!!!