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Cancer du sein: Québec remboursera les prothèses mammaires externes

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Le gouvernement du Québec remboursera désormais 100 % des frais estimés pour les prothèses mammaires externes des femmes qui ont subi une mastectomie en raison d’un cancer du sein.

Jusqu’ici, les fonds publics couvraient uniquement 50 % des frais, et seulement pour les femmes qui avaient reçu une mastectomie totale.

Pourtant, près de 70 % des femmes traitées pour un cancer du sein devront subir une ablation partielle du sein, a rappelé le ministre de la Santé lors d’un point de presse mardi.

Photo Simon Clark

«Ça peut être la moitié du sein, le tiers du sein, les trois quarts, mais il y a une partie du sein qui disparaît, et, à la fin, il y a une asymétrie mammaire, et ça, c'est très indisposant pour la femme sur le plan de l'esthétique, sur le plan de l'estime de soi, sur la façon dont la personne se voit. Il y a des gens qui font des dépressions à la suite de ça», souligne Gaétan Barrette.

Contrairement à la reconstruction du sein, la prothèse mammaire externe se porte dans le soutien-gorge afin de restaurer l’apparence esthétique.

La mesure devrait coûter 3,6 M$ annuellement. «Je pense qu'aujourd'hui c'est un investissement qui est une réponse significative à des enjeux personnels de gens qui vivent des situations dramatiques», a ajouté Gaétan Barrette.

Des milliers de femmes

Présentement, Québec rembourse annuellement les prothèses de quelque 7 500 femmes. En étendant la mesure à la mastectomie partielle, le gouvernement estime que 17 500 femmes pourront désormais en bénéficier.

Le montant remboursé atteindra 425 $ dans le cas d’une ablation totale et 250 $ pour une mastectomie partielle. Ce montant pourrait être indexé annuellement.

Ces sommes, assure le ministre Barrette, couvrent plus de 99 % des prothèses disponibles sur le marché. «Vous comprendrez qu'à plus de 99 %, on peut dire aujourd'hui que nous couvrons l'entièreté du coût de ces prothèses mammaires», a-t-il affirmé.

Estime de soi

Également présente à la conférence de presse, la ministre responsable de la Condition féminine a insisté sur l’importance de l’annonce, au-delà des sommes modestes.

«[...] ne sous-estimons pas l'importance de l'annonce aujourd'hui pour pouvoir, justement, au moins se redonner un peu d'estime de soi puis, dans le regard des autres, aussi de l'estime.»