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Arrêtée 4 fois droguée au volant en 2 mois

Mylène Thériault en compagnie de son avocat Me Olivier Cusson à sa sortie du Palais de justice de Longueuil jeudi matin.
Photo collaboration spéciale Carl Vaillancourt Mylène Thériault en compagnie de son avocat Me Olivier Cusson à sa sortie du Palais de justice de Longueuil jeudi matin.

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Une femme de 38 ans arrêtée à quatre reprises en deux mois pour avoir conduit son véhicule, alors qu’elle consommait du GHB volontairement pour fuir ses problèmes personnels devra purger une peine de deux ans dans son appartement.

Mylène Thériault a avoué jeudi matin au palais de justice de Longueuil qu’elle traversait des moments difficiles au moment des faits survenus au printemps 2016.

« Une mauvaise relation amoureuse avec un homme m’a chamboulée. La mort de ma mère s’en est suivie. Je ne voulais plus vivre. Je sais que j’ai eu un comportement dangereux. Aujourd’hui, j’ai compris », a-t-elle dit au juge de la Cour du Québec, Stéphane Godri.

Le juge a suivi la suggestion commune de l’avocat de la défense Me Olivier Cusson et de la procureure de la Couronne Me Pascale Brassard en imposant une peine de deux ans moins une journée dans la collectivité.

« J’ai rarement vu un cas comme le vôtre. Votre processus de réhabilitation est déjà entamé. J’observe le sérieux de votre démarche. Vous avez un bon bout de chemin de fait », a-t-il expliqué lors de la prononciation de sa sentence.

Une consommation volontaire de GHB

Entre le 9 avril et le 8 juin 2016, Mme Thériault a été arrêté à quatre reprises par différents corps policiers de la Rive-sud de Montréal.

La femme, qui avait 36 ans au moment des faits, a plaidé coupable des quatre chefs d’accusations de conduite avec des capacités affaiblies et de conduite dangereuse lors d’un événement survenu durant cette période.

Intoxiquée, la femme a quitté le stationnement d’un commerce à Candiac pour finalement s’engager en sens inverse sur la route 132 vers Kahnawake. Elle a grillé des feux rouges, zigzagué et même refusé de s’immobiliser à la demande d’un policier en civil qui la suivait depuis plusieurs kilomètres.

Elle a finalement été interceptée à Saint-Constant en Montérégie. Des prises de sang ont révélé la présence de drogues dont du GHB aussi appelé « drogue du viol ».

Mylène Thériault ingérait cette drogue de façon volontaire, elle qui a même été hospitalisée lors d’un des événements.

Deux fioles de GHB ont aussi été retrouvées sur elle lors d’une autre intervention policière.

Interdiction de 18 mois de conduire

Le juge Stéphane Godri a interdit à Mme Thériault de conduire un véhicule pour les 18 prochains mois même si les deux avocats proposaient une interdiction de deux et quatre ans.

« Ce n’est pas un cas de récidive quand un individu a des dossiers en suspens. Vous n’avez pas d’antécédents judiciaires, mais je dois tenir compte de la globalité du dossier », a-t-il expliqué pour justifier sa peine.

Selon le code criminel, la loi prévoit qu’une quatrième infraction de conduite avec des capacités affaiblies nécessite une peine d’emprisonnement entre 120 jours et 18 mois.