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Le défi Kilimandjaro, un peu plus d'un an après une neurochirurgie

Roxanne-Maude en compagnie du Dr Martin Côté, le neurochirurgien qui l'a soignée. Ils seront dans la même équipe pour relever le défi, en juin prochain.
Photo Stevens LeBlanc Roxanne-Maude en compagnie du Dr Martin Côté, le neurochirurgien qui l'a soignée. Ils seront dans la même équipe pour relever le défi, en juin prochain.

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Une jeune femme de 22 ans de Québec, opérée d'une tumeur au cerveau il y a un an, a décidé de relever le défi Kilimandjaro le 9 juin prochain avec son médecin traitant, le Dr Martin Côté.

Il y a un an, rien ne permettait de croire que Roxanne-Maude Huot aurait la force de s’attaquer à ce défi. Après avoir reçu un diagnostic de tumeur sur le nerf trijumeau (mâchoire), elle a dû subir une longue et délicate neurochirurgie, pratiquée par le Dr Côté. Elle a également reçu des traitements de radiothérapie pénibles, pendant cinq semaines.

Aujourd’hui, l’étudiante en éducation physique déborde d’énergie et s’associe, comme porte-parole et participante, au défi Kilimandjaro organisé par la Fondation du CHU de Québec.

L’épreuve sportive consiste à gravir à 60 reprises, en équipe, les 487 marches des escaliers du parc de la Chute-Montmorency. Il s’agit de l’équivalent de la hauteur du mont Kilimandjaro, qui est de 5892 mètres.

C’est la principale source de financement pour la recherche en neurochirurgie. Reconnaissante des soins reçus, la jeune femme souhaite contribuer à sa façon à l’avancement de la recherche.

«L’opération était la seule option, car la tumeur était là pour rester et grossir, explique-t-elle. Je suis reconnaissante envers le Dr Côté, qui m’a redonné une qualité de vie.»

Les yeux rougis par l’émotion, Roxanne-Maude souhaite sensibiliser la population à l’importance des dons pour que les recherches se poursuivent. «Cela fera toute la différence, j’en suis la preuve vivante», lance-t-elle.

Rare maladie

La tumeur dont a souffert Roxanne-Maude est très rare. Seulement deux à trois patients sont traités pour cette maladie chaque année au CHU de Québec.

«Au début, on croyait que je souffrais d’un accident cardiovasculaire [ACV]», explique Roxanne-Maude. C’est un examen d’imagerie par résonance magnétique qui a permis de détecter la tumeur.

Elle souffrait de violents maux de tête et a progressivement perdu la sensibilité du côté droit de son visage.

Le Dr Côté a tenu à souligner le grand courage de Roxanne-Maude durant cette épreuve. Le défi, aux yeux du médecin, est essentiel pour la recherche.

«Grâce au défi, la recherche en neurochirurgie a pris de l’ampleur. Il y a 30 projets en cours dans le département. Pour que ça roule, ça prend du financement», termine-t-il.