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Les infirmières auxiliaires cherchent du travail

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Alors que les ressources manquent dans le réseau de la santé et que plusieurs manifestent leur essoufflement, la majorité des infirmières auxiliaires n’arrive pourtant pas à obtenir une tâche à temps plein dans leur domaine.

«Ce que l’on observe, c’est qu’à peu près 40% de nos membres ont un poste à temps plein», lance Louise Quirion, vice-présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec qui représente 28 000 personnes.

Mme Quirion montre notamment du doigt le fait que d’un établissement à un autre, les tâches dévolues à une auxiliaire peuvent varier.

«À un endroit, on peut utiliser leur potentiel à 100%, mais dans l’établissement à côté, on va en utiliser 90%. Si on permettait aux infirmières auxiliaires d’exécuter toutes les tâches pour lesquelles elles ont été formées, cela aiderait sûrement dans le réseau de la santé.»

Préposées pour travailler

Et puisque les infirmières auxiliaires sont nombreuses à ne pas travailler à temps plein, certains établissements leur proposent parfois d’exécuter un travail de préposée aux bénéficiaires, où la pénurie de main-d’œuvre est criante.

«Ce qu’on constate à l’Ordre, c’est que ce n’est pas généralisé. C’est au choix de la personne si elle ne fait pas ses heures comme auxiliaire. Mais une infirmière auxiliaire devrait faire les tâches pour lesquelles elle a été formée», poursuit Mme Quirion.

«Au moment où on a fait la négociation (avec le gouvernement) en 2015, le taux d’emploi à temps plein tournait autour de 33 à 35 %», rappelle Manuel Dionne, porte-parole de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ). L’organisation syndicale comptent 75 000 membres au Québec; infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes.

«Nous avons obtenu que ce taux passe à 50 % d’ici 2020. Nous sommes justement à travailler avec chaque établissement, en fait les CISSS et les CIUSSS, pour faire monter le nombre de postes à temps complet pour les auxiliaires, les infirmières et les inhalothépeutes», a-t-il ajouté.

Mêmes observations

M. Dionne indique que chez les infirmières la cible a été fixée à 62 % d’emplois à temps plein, par rapport au 50 % de 2015, et pour les inhalothépeutes à 54 %, par rapport à 48 %.

La FIQ a également constaté que les auxiliaires se voyaient souvent attribuer des tâches de préposées. «On n’utilise pas le maximum de leurs compétences dans bien des cas, c’est un phénomène qu’un observe», a dit M. Dionne.

Salaires horaires

  • Infirmière auxiliaire 21,15 à 27,78 $
  • Infirmière 23,85 à 35,50 $
  • Préposée aux bénéficiaires 19,47 à 21,37 $

*Dans le réseau public

Source : Gouvernement du Québec