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Quartier des spectacles: des retombées estimées à 2,2 milliards $

Bloc festivals
Photo Toma Iczkovits

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Depuis le début de son réaménagement en 2007, le Quartier des spectacles de la métropole a engendré des retombées économiques immobilières de 2,2 milliards $. Et il continue d’attirer les promoteurs.

Au total, 60 projets immobiliers ont vu le jour dans le secteur. Parmi ceux-ci, on compte l’îlot Balmoral – qui accueillera le nouveau siège social de l’Office national du film (ONF) du Canada — et le Carré Saint-Laurent, deux projets parmi les six attendus cette année ou l’année prochaine.

Les données proviennent d’une nouvelle étude bonifiée du Groupe Altus, mandaté par la Ville de Montréal, qui tient compte de la période de 2007 à 2019.

La firme avait produit une analyse similaire il y a trois ans, et avait calculé à l’époque des retombées de 1,5 milliard $ de 2007 à 2014.

Six autres projets immobiliers, non comptabilisés pour l’étude, sont aussi à venir.

La culture comme levier

«Nous avons aujourd’hui une nouvelle preuve que la culture est un moteur et un levier économique», a affirmé jeudi le président du conseil d'administration du Partenariat du Quartier des spectacles Jacques Primeau.

Selon lui, c’est la richesse de l’offre culturelle qui pousse d’abord les gens à fréquenter le quartier. «Les meilleures semaines de vente au Complexe Desjardins ce n’est pas pendant Noël, c’est pendant le Festival de jazz», a-t-il lancé.

Le développement économique et le développement culturel sont deux enjeux indissociables, qui devront d’ailleurs être considérés pour le réaménagement de la rue Saint-Catherine Ouest, amorcé récemment.

«Pour Sainte-Catherine, il ne faut pas manquer notre coup. Il faut faire vivre une expérience aux gens qui vont arriver au centre-ville», a souligné Robert Beaudry, responsable du développement économique au comité exécutif de la Ville de Montréal.

1,5 milliard $ en investissements

Plus précisément, les retombées économiques proviennent d’investissements de construction de 1,5 milliard $, dont 750 millions $ de 2016 à 2019. La Ville de Montréal et ses partenaires ont investi 200 millions $ en projets d’aménagement.

Ces investissements pourraient générer des revenus de taxations scolaires et foncières estimés à 449 millions $ pour l’ensemble de la durée de vie des projets. En 10 ans, 85 millions $ ont été perçus, dont 24,4 millions $ en 2017.

Groupe Altus estime aussi qu’environ 228 millions $ ont été récoltés en revenus de TPS et de TVQ depuis 2007.