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Des mises à pied permanentes évitées chez Bombardier

Le premier ministre Philippe Couillard est venu rencontrer les employés de Bombardier à La Pocatière afin de les rassurer.
Photo Stéphanie Gendron Le premier ministre Philippe Couillard est venu rencontrer les employés de Bombardier à La Pocatière afin de les rassurer.

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LA POCATIÈRE | Le premier ministre Philippe Couillard a annoncé aux travailleurs de Bombardier à La Pocatière qu’ils pourront continuer de travailler au renouvellement des voitures Azur du métro de Montréal dès qu’une entente sera conclue avec la Société de transport de Montréal et qu’un projet de loi sera adopté.

Les travailleurs de Bombardier à La Pocatière s’apprêtent à terminer cet automne la première partie du contrat de renouvellement des voitures Azur du métro de Montréal. La fin de cette partie du contrat devait avoir pour conséquence la mise à pied d’au moins 200 travailleurs.

Le premier ministre Philippe Couillard est venu les rencontrer et les rassurer vendredi matin à l’usine du Bas-Saint-Laurent. Il leur a dit qu’il n’y avait que deux étapes à franchir avant de confirmer que la suite du contrat, prévue pour 2036, sera avancée pour leur permettre de conserver leur emploi.

«C’est le même contrat qu’on veut continuer avec le consortium Bombardier-Alstom. Les négociations avec la Société de transport [STM] vont très bien. On devrait avoir bientôt une issue favorable», a dit le premier ministre.

Les travailleurs ont bien accueilli la nouvelle qui signifie que des mises à pied permanentes – que tous redoutaient – seront évitées.

«Au lieu d’être des mises à pied permanentes, ce seront des mises à pied temporaires. L’impact est mineur au lieu d’être majeur. Ces gens-là pourront attendre après Bombardier sans devoir cogner à la porte d’un autre employeur», a indiqué Mario Guignard, représentant des travailleurs.

Projet de loi

Le financement et le nombre de voitures sont les deux points sur lesquels le gouvernement et la STM doivent s’entendre.

«La question financière ne sera pas un obstacle à la conclusion d’une entente. Je sais aussi que Mme Plante [mairesse de Montréal] veut envoyer un signal aux régions du Québec. On va assumer tout ce qu’il faut assumer pour que ça se fasse», a dit Philippe Couillard.

Un projet de loi est aussi en rédaction pour éviter des contestations en justice. «C’est ce que les avocats du gouvernement recommandent. Nous allons déposer un projet de loi à l’Assemblée nationale. Il sera déposé une fois l’entente avec la STM conclue. Je suis certain que les partis d’opposition vont vouloir collaborer», a ajouté le premier ministre.

L’objectif est de conclure l’entente et d'adopter le projet de loi avant le début de l’été. Il faut toutefois prévoir un délai d’au moins 10 à 12 mois avant de commencer, le temps de commander le matériel requis.

Le premier ministre a aussi rappelé que le projet de tramway à Québec pourrait intéresser Bombardier. Un contenu canadien maximal de 25 % sera exigé lors des appels d’offres.