/finance/business
Navigation

Offre de 890 M$ pour les magasins de Toys“R”Us en Amérique du Nord

Offre de 890 M$ pour les magasins de Toys“R”Us en Amérique du Nord
Photo d'archives Martin Chevalier

Coup d'oeil sur cet article

Le fabricant de jouets MGA Entertainment propose d’acquérir les emplacements de 300 magasins Toys“R”Us aux États-Unis et au Canada pour 890 millions $ US.

L’entreprise californienne, menée par l’homme d’affaires Isaac Larian, a fait connaître vendredi son offre pour acquérir la chaîne de magasins Toys“R”Us en faillite.

MGA Entertainment propose notamment 675 millions $ US pour les activités américaines et 215 millions $ US pour les activités canadiennes.

« La liquidation de Toys“R”Us aura un effet important à long terme sur l’industrie du jouet. Tout le monde va en souffrir. Mon intention de faire vivre l’expérience Toys“R”Us à une nouvelle génération (comme à mon petit-fils) est ce qui me motive à sauver l’entreprise », a fait valoir l’homme d’affaires Isaac Larian.

15 magasins au Québec

Selon le plan de relance proposé par MGA Entertainment, un nombre important de magasins de Toys“R”Us devraient fermer leurs portes au cours des prochains mois.

Au Canada, Toys“R”Us compte 82 magasins, dont 15 au Québec. En Amérique du Nord, le détaillant détenait plus de 1345 magasins avant de se placer à l’abri de ses créanciers.

Toys“R”Us comptait 1600 magasins dans le monde et une dette de 5 milliards $ US en septembre dernier.

En grandes difficultés financières, Toys“R”Us a décidé de liquider la marchandise dans ses magasins américains au cours des derniers mois.

Actuellement, Toys“R”Us exploite 735 magasins aux États-Unis.

Toys“R”Us représentait 13,6 % du marché du jouet aux États-Unis en 2016, contre 29,4 % pour Walmart, 16,3 % pour Amazon et 13,9 % pour GameStop, selon l’institut d’études de marché IBISWorld.

Ventes en déclin

Avec une valeur estimée à 6,6 milliards $ US en 2005, Toys“R”Us a vu ses ventes décliner fortement au cours des dernières années.

La chaîne appartenait aux fonds d’investissement KKR, Bain Capital et Vornado. Ces derniers n’ont pas voulu commenter le dossier vendredi.

Le détaillant avait songé en 2010 à faire son entrée à la bourse avant d’abandonner l’idée en raison d’un manque d’intérêt de la part des investisseurs.