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Atteinte de paralysie cérébrale: de l’espoir pour l’étudiante refusée en théâtre

Annie-Kim Charest-Talbot met son pouce en l'air à la sortie de sa rencontre avec le Cégep de Trois-Rivières.
Photo courtoisie, Amélie St-Yves Annie-Kim Charest-Talbot met son pouce en l'air à la sortie de sa rencontre avec le Cégep de Trois-Rivières.

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TROIS-RIVIÈRES| Une étudiante de 23 ans atteinte de paralysie cérébrale a bon espoir de finalement être acceptée en théâtre l’hiver prochain au cégep de Trois-Rivières, qui s’est engagé à tout mettre en place pour lui faciliter l’accès aux cours de son programme.

Annie-Kim Charest-Talbot est satisfaite de sa rencontre avec la direction du cheminement scolaire du Cégep de Trois-Rivières, puisque l’établissement s’est engagé à faciliter son accès aux cours. Reste qu’il est encore tôt pour crier victoire.

Malgré les questions persistantes de l’étudiante de 23 ans et de sa mère, la coordonnatrice du service d’aide pédagogique individuelle Dany Harvey ne s’est pas engagée officiellement à l’accepter au cours de Théâtre québécois à l’hiver 2019. Elle a toutefois promis de prendre tous les moyens pour qu’elle puisse poursuivre ses études, selon Annie-Kim Charest-Talbot.

Cette dernière n’avait pu suivre son cours Théâtre québécois cet hiver, car le Cégep la jugeait incapable d’en atteindre les compétences en raison de ses limitations. Elle a écrit une lettre d’une page et demie en janvier au directeur général du Cégep de Trois-Rivières, Louis Gendron, et au directeur des études, Denis Rousseau, et n’avait pas eu de nouvelles avant un cri du cœur dans nos pages cette semaine.

L’étudiante a confiance que la direction est maintenant de bonne foi et qu’elle pourra suivre le cours au cœur de la mésentente.

«Ils s’engagent à s’adapter à moi. Le lien de confiance est rétabli», a-t-elle dit.

Elle a accepté de suivre un autre cours à l’automne, en attendant le cours de théâtre. Le Cégep refuse toujours de commenter, par souci de confidentialité.

Pas la première

Annie-Kim Charest Talbot ne serait pas la première paralysée cérébrale à suivre un cours de théâtre au cégep. Tristan Bouchard, qui souffre du même handicap, a obtenu son diplôme d’études collégiales (DEC) en Littérature, Théâtre et Technologies au cégep Lévis-Lauzon de Lévis en 2014. Il n’a pas eu de problèmes à être accepté dans deux cours en théâtre, qu’il a réussis.

«J’étais capable par moi-même de faire la part des choses de ce qui était faisable ou pas. On ne m’a jamais refusé un exercice sous prétexte que je n’étais pas capable. Je pouvais l’essayer, même si ça m’occasionnait des difficultés», raconte-t-il.

La conseillère en services adaptés du Cégep Lévis-Lauzon Katherine Gauvin confirme qu’un étudiant atteint de paralysie cérébrale a fait des cours de théâtre. Elle précise qu’un cégep ne peut pas changer les compétences d’un cours, mais qu’il est possible d’en adapter les évaluations. Elle n’a pas de doutes que le Cégep Lévis-Lauzon pourra orienter Trois-Rivières si le besoin se fait sentir.