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Tim Hortons serait trop gourmand pour ses franchisés

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Photo Archives / Reuters

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Les franchisés de Tim Hortons en ont assez des augmentations de coûts en provenance de la maison-mère détenue par Restaurant Brands International et le fonds brésilien 3G Capital. Depuis trois ans, ils disent avoir subi des hausses répétées de redevances d’au moins 67 millions $.

Et ce n’est pas fini, précise l’Association de franchisés Great White North dans des documents juridiques envoyés au ministre fédéral du Développement économique, Navdeep Bains, obtenus par Le Journal.

Le fédéral a fait savoir jeudi qu’il pourrait mener une enquête sur les agissements de Restaurant Brands depuis l’acquisition de Tim Hortons.

L’association, qui dit parler au nom de plus de la moitié des franchisés Tim Hortons au pays, soutient que leurs profits ont été réduits de façon importante au cours des dernières années en raison de nouveaux frais administratifs et de fournitures imposés par Restaurant Brands.

Depuis trois ans, les franchisés disent avoir encaissé des hausses de prix sur les produits de nettoyage de 100 %, de 15 % sur le café, de 20 % sur les bagels, de 7 % sur le sucre et de 100 % sur le bacon.

Or, les franchisés n’ont pu refiler ces hausses à leurs clients puisque la maison-mère de Tim Hortons ne le permet pas.

Coûts de rénovation

Les franchisés de Tim Hortons allèguent que le projet annoncé en mars dernier de rénover pour 700 millions $ les succursales de la chaîne pourrait leur coûter une fortune.

Par le passé, les frais de rénovation et de mises à jour étaient assumés à 50 % par les franchisés et à 50 % par la maison-mère. Ce qui ne serait plus le cas.

L’Association de franchisés Great White North avance par ailleurs que Tim Hortons a réduit de façon considérable le nombre d’employés à son siège social d’Oakville, en Ontario, et dans les bureaux régionaux. Tout près de 400 postes auraient été coupés.

Aucune enquête

Par voie de courriel, Tim Horton a indiqué qu’aucune enquête n’était en cours au ministère du Développement économique sur l’entreprise.

«Nous avons reçu un avis du ministère précisant que, malgré les rumeurs répandues prétendant le contraire, aucune enquête n’est en cours», a indiqué hier un porte-parole de l’entreprise.

Chaque année, Tim Hortons dit avoir soumis un rapport au gouvernement sur le respect de ses engagements, sans aucune plainte.