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15 ans de libéraux

Philippe Couillard et Jean Charest en novembre 2017
Photo d'archives, ANNIE T. ROUSSEL Philippe Couillard et Jean Charest en novembre 2017

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Le 14 avril 2003, les libéraux de Jean Charest étaient portés au pouvoir. 

  • Pour consulter notre dossier «15 ans de libéraux», cliquez ici

Depuis, mis à part un court intermède péquiste, le Québec est gouverné par le Parti libéral qui le façonne patiemment à son image. À l’échelle de notre histoire politique, c’est un très long règne. Indéniablement, ces quinze dernières années représentent une époque déterminante dans la trajectoire que nous suivons collectivement.

Pour revenir sur cette période, nous avons interrogé les Québécois au moyen d’un sondage Léger afin de voir ce qu’ils en ont retenu. 

Nous avons également mobilisé nos chroniqueuses et nos chroniqueurs. S’appuyant toutes et tous sur un vaste bagage d’expériences professionnelles, ayant parfois participé aux événements qu’ils nous aident aujourd’hui à comprendre, ils vous livrent leurs réflexions au sein d’une section Opinions élargie. De leur emplacement habituel, Richard Martineau, Michel Girard et Loïc Tassé se sont joints à l’exercice.

Point de vue libéral

Nous avons aussi fait nos devoirs pour que les principaux acteurs des dernières années au sein de la famille politique libérale aient l’occasion de s’exprimer.

Nous avons tout d’abord contacté le premier ministre Jean Charest pour lui proposer une entrevue qui porterait exclusivement sur les réalisations de son gouvernement. Notre demande, répétée à plusieurs reprises, n’a pas reçu de réponse.

Nous avons aussi contacté plus d’une dizaine d’anciens ministres libéraux, parmi lesquels se trouvent tous les décideurs de premier plan des quinze dernières années, afin de solliciter des textes d’opinion de leur part.

Nous avons essuyé toute une série de refus. De façon très courtoise, évoquant pour la plupart des raisons tout à fait légitimes, ils ont néanmoins presque tous décliné notre invitation.

Nous nous sommes également adressés au cabinet du premier ministre Philippe Couillard afin de solliciter un texte d’un membre du gouvernement actuel, qui aurait ainsi pu partager avec nous la perspective de ceux qui sont toujours aux affaires. On nous a indiqué qu’on ne souhaitait pas participer à l’exercice.

Un si faible empressement à vanter leurs réalisations, venant de gens qui ont pourtant participé au débat public depuis de nombreuses années, nous est apparu très surprenant, voire curieux. Nous considérons, comme entreprise de presse, qu’il est pertinent d’en informer nos lecteurs.

Écrire l’histoire

« L’histoire me sera indulgente, car j’ai l’intention de l’écrire », a dit un jour Winston­­­ Churchill qui, en plus de changer le cours de certains grands événements du XXe siècle, a littéralement rédigé de nombreux volumes pour en faire le compte-rendu. Cette phrase serait à méditer pour les libéraux.

S’ils ne participent pas à l’écriture du récit qui sera fait de leur contribution politique, en l’enrichissant de leurs perspectives, ils ne pourront se surprendre s’ils trouvent que justice ne leur est pas rendue. 

En attendant, chez lecteurs, nous vous souhaitons autant de plaisir à prendre connaissance de ce dossier que nous en avons eu à le préparer.