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L’autre visage d’Athènes

L’autre visage d’Athènes
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ATHÈNES, Grèce | L’Acropole, le quartier Plaka, le Parthénon : l’Athènes historique n’a certes plus besoin de présentation. Vibrante, animée et branchée, la capitale grecque ne saurait pourtant se résumer qu’à ses ruines et son histoire.

La preuve : une incursion menant dans les quartiers d’un Athènes alternatif souvent méconnu.

Les graffitis d’Exarcheia, le quartier des bohèmes, des révolutionnaires et des anarchistes.
Photo Agence QMI, Sarah-Émilie Nault
Les graffitis d’Exarcheia, le quartier des bohèmes, des révolutionnaires et des anarchistes.

« Les Grecs font tout avec passion », lance Zoe, la guide menant la balade de près de quatre heures proposée par la compagnie Alternative Athens. Cette « tournée des quartiers » sied à merveille à la guide comme à la ville : le cœur de la jeune Grecque balance entre l’histoire et le côté actuel et artistique de sa ville natale. Son désir de partager les secrets et les trésors locaux avec les voyageurs est palpable.

Les familles bien nanties et les 
gens d’affaires se retrouvent sur 
les terrasses de la rue piétonnière 
Tsakalo, dans le quartier Kolonaki.
Photo Agence QMI, Sarah-Émilie Nault
Les familles bien nanties et les gens d’affaires se retrouvent sur les terrasses de la rue piétonnière Tsakalo, dans le quartier Kolonaki.

C’est à pied que se dévoilent tour à tour ces quartiers moins connus des touristes de passage dans la capitale. Celui de Kolonaki tout d’abord, planté au pied du mont Lycabette. Le quartier des gens riches et célèbres dont les collines sont bordées de manoirs à l’architecture néoclassique et de magasins de luxe.

Les graffitis d’Exarcheia, le quartier des bohèmes, des révolutionnaires et des anarchistes.
Photo Agence QMI, Sarah-Émilie Nault
Les graffitis d’Exarcheia, le quartier des bohèmes, des révolutionnaires et des anarchistes.

« Kolonaki représente le cœur de la culture d’Athènes », explique Zoe en évoquant l’époque où les terrasses des cafés étaient occupées par les poètes. Aujourd’hui, ce sont les familles bien nanties et les gens d’affaires que l’on croise dans le carré Kolonaki, devant le musée Benaki comme dans les cafés et restaurants de la rue piétonnière Tsakalof.

De bourgeois à bohème

Point de vue sur la ville depuis l’observatoire 
au sommet du mont Lycabette.
Photo Agence QMI, Sarah-Émilie Nault
Point de vue sur la ville depuis l’observatoire au sommet du mont Lycabette.

Puis, Exarcheia, tout près, mais à mille lieues de la bourgeoisie de Kolonaki. Le quartier des bohèmes, des révolutionnaires et des anarchistes que l’on associe aux esprits libres. Le lieu où se concoctent les manifestations de la ville. « Il n’y a pas si longtemps, mes parents m’interdisaient de venir me balader dans ce quartier où les conflits et revendications se traduisaient souvent en émeutes », confie Zoe. S’il est vrai que les nombreux graffitis et œuvres de rue à saveurs politiques et sociales recouvrant les murs du quartier peuvent effaroucher les esprits conventionnels, c’est le sens de la solidarité de ses habitants que l’on retient aujourd’hui. Ainsi que l’ambiance unique des restaurants, bars, terrasses, théâtres et salles de spectacle underground qui ouvrent désormais les portes d’Exarcheia aux Athéniens comme aux étrangers.

Les graffitis d’Exarcheia, le quartier des bohèmes, des révolutionnaires et des anarchistes.
Photo Agence QMI, Sarah-Émilie Nault
Les graffitis d’Exarcheia, le quartier des bohèmes, des révolutionnaires et des anarchistes.

 

Entre passé et modernité

L’autre visage d’Athènes
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Dressé devant l’avenue Panepistimiou, le quartier de l’Université fait replonger dans l’époque de la Grèce antique avec son trio de chefs-d’œuvre d’architecture néoclassique : l’Université nationale, la Bibliothèque nationale de Grèce et l’Académie d’Athènes sur laquelle veillent les statues de Platon et de Socrate.

Ce quartier un peu mieux connu des touristes dissimule pourtant des trésors, tel le bunker et ancien centre de détention nazi aux murs recouverts de messages gravés par les captifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Quartier branché et âme de la ville

Psiri est devenu LE quartier branché 
d’Athènes avec ses cafés, ses 
restaurants et ses belles terrasses.
Photo Agence QMI, Sarah-Émilie Nault
Psiri est devenu LE quartier branché d’Athènes avec ses cafés, ses restaurants et ses belles terrasses.

Quartier coup de cœur de bon nombre de voyageurs et d’Athéniens, Psiri a su mettre de côté son passé peu glorieux pour devenir LE quartier branché d’Athènes. L’ancien repère de la mafia grecque s’est tout d’abord transformé en quartier populaire, puis bohème, avant de devenir ce recoin de la ville animé aux terrasses, tavernas, boutiques d’artisans locaux et bars continuellement bondés.

Les hauts murs encerclant le carré Psiro­­­ sont surmontés d’immenses murales, les jeunes s’y retrouvent pour boire un verre et les sombres allées recouvertes de graffitis sont aujourd’hui décorées et éclairées par une collection de lampes dépareillées offertes par les habitants du quartier.

Pigeons juchés sur le toit de la mosquée ottomane Tzistarakis sur la place centrale d’Athènes.
Photo Agence QMI, Sarah-Émilie Nault
Pigeons juchés sur le toit de la mosquée ottomane Tzistarakis sur la place centrale d’Athènes.

C’est ici que les jeunes se retrouvent pour danser et boire jusqu’au bout de la nuit, que les brocanteurs font des affaires d’or et que les artisans trouvent l’inspiration pour créer des bijoux, sandales et autres produits composés de pièces de cuir et de métal locaux.

Une visite des quartiers d’Athènes ne peut se terminer ailleurs qu’à deux pas de Psiri, dans le quartier Monastiraki : l’ancien centre de la ville et « l’âme d’Athènes », selon notre guide Zoe.

Un lieu de pur bonheur pour les cinq sens avec son célèbre marché aux puces, ses étals de fruits, ses épices, sa musique, ses allées aux échoppes débordant de pièces d’antiquités, ses vendeurs de pièces de monnaie, ses tissus, sa musique et ses petits restaurants traditionnels.

Le joli jardin d’un restaurant grec 
traditionnel d’Athènes.
Photo Agence QMI, Sarah-Émilie Nault
Le joli jardin d’un restaurant grec traditionnel d’Athènes.

« Cette place de la vieille ville représente la métaphore ultime de notre pays mosaïque, ajoute notre guide en s’arrêtant sur la rue Pandrossou. La Grèce s’est construit une identité en puisant à travers différentes cultures. »

Il est vrai qu’en un coup d’œil, c’est toute l’histoire de la ville qui semble nous être racontée : l’Acropole juchée sur la montagne, la mosquée ottomane Tzistarakis, l’église orthodoxe grecque de Panaghia Kapnikarea, les ruines romaines de la bibliothèque d’Hadrien et la station de métro symbole de modernité.


Quelques infos utiles

Alternative Athens propose aussi des balades gourmandes, nocturnes (bars et scène gaie et lesbienne), des expériences locales (séance d’entraînement au parc olympique, balades ponctuées de récits mythologiques, dégustations de mezze et de vins grecs, cours de cuisine, repas chez l’habitant) et des tours de ville guidées classiques. www.alternativeathens.com

Bon à savoir : Air Transat offrira des liaisons Montréal-Athènes du 6 mai au 28 octobre 2018. En été, trois vols directs Montréal-Athènes et un vol avec correspondance à Toronto seront offerts aux voyageurs québécois. www.airtransat.com

Ce voyage a été rendu possible grâce à Air Transat.