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Transport collectif - avancer vers l'arrière

Échangeur Turcot
PHOTO AGENCE QMI, ÉLIZABETH LAPLANTE

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Afin de marquer les 15 ans de l'élection des Libéraux et de Jean Charest, les auteurs et autrices du blogue Cité Métropole soulignent les bons et mauvais coups du PLQ durant cette période.

  • Pour consulter notre dossier «15 ans de libéraux», cliquez ici.

Les projecteurs se tournent enfin vers de grands projets de transport collectif attrayants pour les usagers de la région métropolitaine. En fonds de scène toutefois, le parc automobile a continué de croître pendant ces 15 ans, comme si construire plus de routes allait résoudre les embouteillages. Ce gouvernement a emprunté un trajet en dents de scie au plan de la transition énergétique; à la fois chef de file du marché du carbone et promoteur de projets autoroutiers dignes du siècle dernier ! La Politique de mobilité durable annoncée d’ici quelques jours devra donner coup de barre important pour concrétiser les cibles de réduction des GES proposées par ce gouvernement au fil des ans.

Le meilleur coup: une société distincte...au plan du carbone

Sous le régime Charest, le Québec a adopté son premier plan d’action sur les changements climatiques (2006-2012), une première Politique québécoise de développement des transports collectifs (2006-2011) et aura été chef de fil au pays en imposant une redevance sur les carburants et les combustibles fossiles. Ce marché du carbone garnit depuis les coffres du Fonds vert afin de financer des mesures de lutte et d’adaptation aux changements climatiques, dont le transport en commun. Face aux enjeux de mobilité dans la région métropolitaine, c’est un outil primordial pour la mise en œuvre de projets de transport collectif. Bien que critiqué dans son opérationnalisation, que ce soit sur l’opacité de la reddition de compte, l’éparpillement des mesures financées, ou encore le financement discutable de dettes, le Fonds vert est devenu un incontournable de la transition énergétique.

Le pire : toujours à la recherche de la dalle-parc de l'échangeur Turcot

L’occasion était belle d’entreprendre un virage affirmé en faveur de la mobilité durable et de la lutte aux GES. Dès 2004, des voix s’élevaient pour demander un Turcot plus vert, plus axé sur le transport en commun, plus respectueux des quartiers qu’il traverse. En vain. Ce rendez-vous manqué pour le plus gros chantier d’échangeur routier au Québec est symptomatique d’une culture de planification centrée sur les infrastructures au détriment de projets urbains intégrés au territoire municipal. Comble de cette saga, la fameuse dalle-parc annoncée en 2010 par le ministre des Transports d’alors, Sam Hamad, en guise de mesure « verte » a aujourd’hui disparu des plans. Exit une passerelle permettant aux piétons et cyclistes de traverser cette barrière de béton, de voies ferrées et d’asphalte au cœur de l’île de Montréal! Et ce, malgré la somme négligeable qu'elle représente en comparaison des dépenses estimées à plus de 4 milliards pour la réfection de Turcot.