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Sarah Bélisle

Hijab et révélations posthumes

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Philippe Couillard a été placé sur la défensive à la reprise des travaux parlementaires, après avoir parlé de « véritables citoyens » qui n’étaient pas intéressés par « l’enjeu imaginaire » du port des signes religieux chez les policiers.

En tentant de s’expliquer en chambre, il a pourtant maladroitement utilisé le terme de « peuple réel ».

Il a argué qu’aucun policier n’avait demandé de porter un signe religieux, mais Le Journal a révélé qu’une jeune femme arborant un hijab, étudiante en technique policière, rêvait de devenir la première à le faire.

Puis, l’ex-ministre et regretté Jacques Daoust a refait surface dans l’actualité.

Il laisse entendre dans une lettre que le bureau de M. Couillard a voulu lui faire porter l’odieux de la vente de RONA. Le premier ministre a répété que ni lui ni personne de son cabinet n’avaient été informés de la transaction.


Michel Matte, PLQ

Photo Agence QMI, Simon Clark

Lorsqu’on est député d’arrière-ban, il faut une certaine dose de courage pour remettre en question son gouvernement à visière levée, même lorsqu’on ne sollicite pas de nouveau mandat. Le député de Portneuf a souhaité ouvertement que les libéraux adoptent une position plus claire sur le port des signes religieux. En chambre, François Legault s’amusait à l’interpeller pendant que la ministre responsable, Stéphanie Vallée, répondait aux questions à ce sujet. « Michel, Michel », lançait le chef de la CAQ, amusé.


Vincent Marissal, QS

Photo Jean-François Desgagnés

Le candidat profite d’un grand rassemblement devant donner de la visibilité à son parti, à Québec, pour avouer qu’il a menti sur son flirt avec le Parti libéral du Canada. Il a menti à son jour un en politique partisane, et il demande qu’on « passe à autre chose ». Wow ! Quand on sollicite la confiance de la population, dire la vérité est un critère de base. Surréaliste !


Jean-François Lisée, PQ

Photo Agence QMI, Simon Clark

Le chef s’est aventuré sur un terrain glissant et a manqué d’élégance. Pris en défaut par le premier ministre parce qu’il portait une épinglette de son parti, alors que c’est contraire aux règles de l’Assemblée nationale, il a justifié son accroc par le fait que le député David Birnbaum avait porté la kippa, la veille, au Salon bleu.

M. Birnbaum avait placé la calotte juive sur sa tête le temps de présenter une touchante motion en mémoire des victimes de l’Holocauste.

La comparaison nous apparaît boiteuse et mal choisie.