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Israël continuera à «agir» en Syrie contre l'Iran

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AFP

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JÉRUSALEM | Israël continuera à «agir» contre l'Iran en Syrie, ont prévenu dimanche deux ministres israéliens, près d'une semaine après une attaque attribuée à l'État hébreu et ayant coûté la vie à sept Iraniens dans le pays en guerre.

Téhéran, ennemi juré d'Israël, est l'un des principaux alliés de Bachar al-Assad dans le conflit en Syrie et a joué un rôle important dans les récentes victoires des troupes gouvernementales.

«Nous continuerons à agir contre une implantation militaire de l'Iran en Syrie qui constitue une menace pour la sécurité d'Israël», a prévenu Gilad Erdan, ministre de la Sécurité intérieure et membre du cabinet de sécurité restreint, à la radio militaire.

Le ministre de l'Éducation Naftali Bennett, lui aussi membre du cabinet restreint, a pour sa part affirmé qu'Israël s'accordait «une liberté d'action totale».

«Nous ne permettrons par à l'Iran de s'implanter en Syrie. Notre frontière nord ne peut devenir une aire de jeu pour Bachar al-Assad (le président syrien)», a-t-il ajouté.

Deux pays bordent le nord d'Israël, la Syrie et le Liban où est actif le mouvement chiite du Hezbollah, autre bête noire de l'État hébreu.

Ces menaces ont été réitérées au lendemain de frappes américaines, françaises et britanniques contre plusieurs sites en Syrie liés au programme d'armement chimique du régime. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré son «soutien total» à cette opération.

Depuis le début de la guerre en Syrie, Israël veille à ne pas être entraîné dans le conflit, mais a frappé des dizaines d'objectifs, positions du régime syrien ou convois d'armes à destination du Hezbollah libanais.

Lundi, la base aérienne «T4» dans la province centrale de Homs en Syrie avait été la cible d'un raid que le régime de Damas et ses alliés russe et iranien ont attribué à Israël. Au moins 14 combattants prorégime, dont sept Iraniens, ont été tués.

Le lendemain, l'Iran a promis une riposte. Le Hezbollah, allié de Téhéran, a lui affirmé qu'Israël avait commis une «erreur historique» en menant ce raid.

Les responsables israéliens se sont refusés à confirmer leur responsabilité dans cette attaque, tout en multipliant les mises en garde à Téhéran.