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Arrivée de demandeurs d’asile: «le statu quo n’est pas acceptable», dit le ministre Heurtel

Le ministre de l'Immigration, David Heurtel
Photo d'archives, Simon Clark Le ministre de l'Immigration, David Heurtel

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MONTRÉAL | Le gouvernement du Québec a indiqué lundi qu’il limitera à 1850 places le nombre de demandeurs d’asile qui pourront être hébergés à la frontière canado-américaine, après quoi le gouvernement fédéral devra intervenir.

Cette nouvelle directive deviendra effective le 24 avril.

«L’atteinte du point de saturation doit être considérée, et le fait est que, pour le gouvernement du Québec, ce point est sur le point d’être atteint», a expliqué le ministre de l’Immigration, David Heurtel, en conférence de presse à Montréal.

«Nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement fédéral pour développer de nouvelles solutions, mais le statu quo n’est pas acceptable», a-t-il ajouté.

Hausse marquée

Québec estime que 400 personnes par jour pourraient arriver de façon irrégulière cet été, alors que ce nombre n’a jamais excédé 250 en 2017. Tout indique que le nombre de demandeurs d’asile qui arrivent des États-Unis sera plus important en 2018 que l’année précédente, a dit le ministre Heurtel.

Depuis le début de l'année, il y a eu trois fois plus d'entrées illégales. Du 1er janvier au 30 avril 2017, 2023 migrants irréguliers ont franchi la frontière canadienne, comparativement à 5913 en moins de quatre mois cette année.

Le taux d'occupation des quatre centres oscille autour de 70 à 80 %. Lors du congé de Pâques, ce pourcentage est passé à 86 %, ce qui a fait craindre aux autorités qu’ils n’auraient pas les ressources nécessaires pour bien s'occuper des nouveaux arrivants.

Par ailleurs, Québec attend toujours une réponse à la lettre qu’il a fait parvenir à Ottawa le 21 mars et dans laquelle il réclamait 146 millions $ pour l’accueil des migrants.

La très vaste de majorité des demandeurs d'asile qui entrent au Canada par les États-Unis choisissent de le faire au Québec, souvent par le chemin Roxham, situé Montérégie. Par exemple, en janvier et février dernier, 96 % des demandeurs d'asile interceptés par les agents de la Gendarmerie royale du Canada l'ont été en sol québécois.