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Bissonnette : pas de pitié

Bissonnette : pas de pitié
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Les images et le contenu de l’interrogatoire d’Alexandre Bissonnette sont bouleversants.

Tout au long des trois heures, le jeune homme qui vient de se reconnaître coupable pour la tuerie de la mosquée a l’air d’un enfant.

Pas besoin d’être psychiatre pour voir qu’il est assis comme un enfant, parle comme un enfant et se conduit comme une enfant.

Ou comme un adulte profondément immature.

L’entendre expliquer au policier qui l’interroge qu’il a agi ainsi en voulant protéger sa famille contre d’éventuels attentats terroristes est à glacer le sang.

Mais en même temps, ça vole pas haut, son affaire.

C’est à se demander comment il a pu réussir à étudier à l’université.

Facile d’avoir envie de le prendre en pitié, il a l’air franchement démuni.

Mais c’est aussi à se demander si nous n’avons pas devant nous une espèce de manipulateur très malhabile.

QUELLE PEINE ?

Alors, quelle peine devrait-on lui imposer ?

Une peine à vie ? Six peines à vie ?

Personnellement, je n’ai aucune pitié pour lui.

Il sera intéressant de voir le juge François Huot manœuvrer avec les arguments de la poursuite et de la défense.

Et avec la possibilité de condamner ce genre de criminel à des peines à vie consécutives.

Nous n’avons qu’une partie de la preuve devant nous, mais quand Bissonnette fait le lien entre des reportages à la télé sur l’immigration et la tuerie, l’aspect prémédité et conscient de son geste semble bel et bien présent.

BON JUGE

La bonne nouvelle pour la société, c’est que les procédures sont présidées par un juriste de haut calibre.

Quand je couvrais le palais de justice au quotidien comme journaliste à la télé, on me demandait parfois quel avocat je choisirais pour me défendre si j’avais des problèmes judiciaires.

Je répondais toujours que j’engagerais François Huot, un ancien de la Couronne et de la défense, sans aucune hésitation.