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Sommet du G7: les tensions à l'international risquent d’attirer d’autres groupes

La situation en Syrie pourrait avoir un impact

Le 6 avril dernier, des clôtures avaient déjà été installées autour du Manoir Richelieu, à La Malbaie, en prévision du Sommet du G7 qui aura lieu en juin.
Photo Didier Debusschère Le 6 avril dernier, des clôtures avaient déjà été installées autour du Manoir Richelieu, à La Malbaie, en prévision du Sommet du G7 qui aura lieu en juin.

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Les vives tensions à l’international, exacerbées par l’escalade du conflit syrien, risquent d’inciter des groupes supplémentaires à se rendre dans Charlevoix pour manifester au G7.

«Ce sont des choses dont on tient compte», explique l’ex-policier Mario Berniqué, qui a notamment œuvré en marge du Sommet des Amériques à Québec en 2001, du G8 à Montebello en 2008 et du G20 à Toronto en 2010.

«Chaque manifestant a sa propre cause. Oui, ça peut changer des choses. Oui, il peut y avoir un groupe supplémentaire ou plus radical qui va être là. Et, oui, à la suite de l’attaque en Syrie, peut-être qu’il y en a qui trouvent que les Américains jouent trop dur et qui vont se joindre à cette cause-là», analyse l’expert, qui précise que pareille réflexion est à se faire au sein du corps de sécurité.

Des événements d’une telle envergure sont précisément choisis par certains «groupes connus», qui seront «suivis» et «infiltrés» par les forces de l’ordre, estime M. Berniqué.

«Sécurité maximale»

«La sécurité est à son maximum. Tout est déjà révisé de jour en jour. C’est une analyse constante», indique M. Berniqué.

Un autre expert en sécurité estime quant à lui que les tractations à l’international n’auront pas d’impact sur la sécurité entourant le G7.

«Ça n’a pas vraiment d’impact. Dans un événement comme ça, on s’attend toujours au pire de toute façon», estime le directeur des opérations chez Titan Détection, Éric Buchlin, qui a contribué à la sécurité au G8 en France, en 2003.

Néanmoins, le G7 «est une tribune pour les gens qui veulent faire parler d’eux», indique M. Buchlin, «peu importe leurs motifs». Celui de la guerre en Syrie s’ajoutera-t-il à la liste de doléances des manifestants?

«C’est une question qui se pose, répond Mario Berniqué. Il ne faut rien banaliser.»