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Paramédics spécialistes des naissances

Chacun des ambulanciers a réalisé pas moins de six accouchements en seulement 10 ans de travail

Jean-Michel Morin et Martin Girard, qui se connaissent depuis les bancs d’école, sont heureux d’avoir réalisé tant d’accouchements.
Photo Axel Marchand-Lamothe Jean-Michel Morin et Martin Girard, qui se connaissent depuis les bancs d’école, sont heureux d’avoir réalisé tant d’accouchements.

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Même si chacun a réalisé six accouchements en 10 ans de carrière, deux paramédicaux d’Urgences-santé vivent encore une montée d’adrénaline quand ils aident une mère à donner naissance.

« C’est un sentiment incroyable. Il n’y a pas de mot pour le décrire », confie Jean-Michel Morin, lui-même père de deux enfants.

« Ce sont des appels cool à faire. On donne la vie. On flotte encore sur un nuage », raconte son partenaire, Martin Girard, avec qui il a réalisé quatre accouchements.

Le samedi 7 avril, ils ont aidé une mère de 32 ans à donner naissance à une petite fille dans le salon de son appartement dans l’arrondissement LaSalle, à Montréal.

Chanceux

C’était la sixième fois en 10 ans que les deux ambulanciers mettaient au monde un bébé.

« Certains n’en ont jamais fait en 30 ans de carrière. On doit se considérer comme chanceux. C’est encore un rush d’adrénaline », poursuit Martin, qui est père de jumelles.

Avec plus de 700 interventions par an, les deux coéquipiers conviennent qu’une naissance reste spéciale à leurs yeux.

« 99 % de nos appels sont négatifs, ajoute Jean-Michel, âgé de 30 ans. Un accouchement, c’est tellement positif pour nous ! »

La semaine dernière, tout s’est déroulé rapidement. Ils sont arrivés à 1 h 36 et la petite Carina est née 32 minutes plus tard.

Ils ont coupé le cordon ombilical et même signé l’acte de naissance.

« Les premiers pleurs, c’est tellement un grand soulagement », lancent les deux comparses simultanément.

« On a pris la décision de faire l’accouchement sur place plutôt que de risquer de le faire dans l’ambulance. Peut-être parce qu’on a l’expérience et qu’on savait que c’était imminent », détaille Martin Girard.

Plus un accompagnement

« Finalement, ce n’est pas nous qui faisons le travail. On s’assure de gérer les problèmes potentiels et d’accompagner la mère, mais tout s’est super bien passé », renchérit Jean-Michel Morin.

Les deux hommes se sont connus sur les bancs d’école lors de leur formation pour devenir paramédicaux et ils travaillent pratiquement toujours ensemble depuis 2008. D’ailleurs, ils soulignent l’influence de Diane Verreault, qui était leur enseignante à l’époque. Elle les a intéressés et formés à l’obstétrique.

Si la venue au monde de la petite Carina a été parfaite, les deux hommes sont restés marqués par d’autres naissances.

« Le premier accouchement que j’ai fait, c’était en sortant la civière de l’ambulance à l’hôpital. On n’a jamais eu le temps de se rendre à la salle d’obstétrique », raconte Martin Girard.

« Il y a eu une intervention où notre véhicule a pris feu pendant que l’on rencontrait la mère, se rappelle Jean-Michel. Finalement, c’est mon coéquipier qui a fait l’accouchement dans une autre ambulance que nous avions demandée pendant que j’attendais la remorqueuse... »

Chose certaine, ils en veulent maintenant un septième.