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Signes religieux chez les policiers: après avoir contredit son parti, un candidat libéral corrige le tir

Le candidat du PLQ dans Saint-François, Charles Poulin.
Photo Courtoisie, site Internet du PLQ Le candidat du PLQ dans Saint-François, Charles Poulin.

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Le candidat libéral de Saint-François a dû corriger le tir après avoir laissé entendre qu’il prônait la neutralité religieuse chez les policiers.

Dans une entrevue accordée lundi matin au 107,7 FM, une station radiophonique de l’Estrie, l’homme d’affaires et ex-conseiller municipal de Coaticook s’est placé en porte-à-faux avec la position du gouvernement Couillard.

«Dans le Parti libéral, il y a le mot liberté, donc on croit beaucoup à la liberté des individus, mais en même temps, c’est important que les services soient rendus à visage découvert et également, moi je pense que tout ce qui est des postes en autorité, c’est important que c’est gens là aient une très grande neutralité», a-t-il dit, lorsqu’on lui a demandé s’il était à l’aise avec la position identitaire de sa formation politique.

Le gouvernement de Philippe Couillard est pourtant réfractaire à l’idée d’interdire aux policiers de porter un hijab, une kippa ou un turban.

Devant la surprise de l’animateur, qui a souligné la contradiction, Charles Poulin n’a pas bronché. «Bien moi, c’est ce que j’ai défendu comme position», a-t-il insisté. Il a ajouté qu’il avait d’ailleurs l’intention de tâter le pouls des citoyens de son comté à ce sujet. «En même temps, il faut obtenir un consensus».

Il n’a pas été possible de s’entretenir avec le candidat de Saint-François. Dans une déclaration que nous a fait parvenir le PLQ, Charles Poulin a tenu à «préciser sa pensée».

«Je suis du même avis que mon parti et que le premier ministre : les services publics doivent être donnés et reçus à visage découvert et l’État québécois doit rester neutre. La neutralité religieuse de l’État n’est pas celle des personnes qui y oeuvrent. Interdire le port de signes religieux aux agents de la paix porterait directement atteinte aux droits et libertés protégés par nos chartes, soit la liberté de religion».