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Soyons chics

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« Que dire, demande Louise L., des nombreux ça-l-a parsemant le discours d’un peu tout le monde, universitaires compris ? » Qu’en dire de plus ? Nous avons souvent parlé dans cette chronique de ces liaisons fâcheuses causées par l’ajout d’une consonne à la fin d’un mot. Un l peut-être ? comme vous dites. Ex. : Ça-l-a pris du temps. Ou alors un n ? Pourquoi pas ? Ex. : Elle va-n-en avoir du bon temps. Nous avons aussi – en compagnie de nombreux lecteurs – condamné l’ajout saugrenu de la lettre t à la fin du verbe être à la deuxième personne du singulier. Ex. : T’es-t-un artiste. Et de très nombreux lecteurs se sont étonnés et se désolent d’entendre à la radio ou à la télé « va-t-être », « pourra-t-être », etc. Toutes ces liaisons sont condamnées, « illégales » même, nous disait récemment un lecteur « découragé », P. Desbiens, qui demandait qu’on répète avec lui qu’on n’en a-t-assez... Ou qu’on en-a-n-assez ? Qu’on en a-z-assez, peut-être ? Ça fait plus chic avec le z, non ?