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Applaudissons Justin Trudeau

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N’en déplaise aux catastrophistes et autres empêcheurs de tourner en rond qui pensent que Satan existe et qu’il dirige l’industrie du pétrole, nous avons besoin de l’or noir.

Nous en avons encore besoin pour nos voitures, nos avions, nos biens de consommation et autres. Qui plus est, au Canada, cette ressource naturelle est primordiale pour faire tourner notre économie et pour continuer à faire jouir les provinces pauvres comme le Québec de la richesse de ses voisins.

Nous passerons un jour à autre chose. Mais pas tout de suite. Pas encore. C’est pourquoi il faut saluer la détermination du premier ministre Trudeau à faire en sorte que le projet de pipeline Trans Mountain puisse voir le jour, coûte que coûte.

Risques

Bien sûr, Justin Trudeau court des risques en fonçant tête première. Mais le calcul politique des libéraux tient la route. Les gauchistes verts feront la moue, mais quand on regarde la piètre performance du NPD et de son nouveau chef, trop occupé à justifier ses accointances hasardeuses, il n’y a pas de quoi craindre de perdre des appuis significatifs.

Qui plus est, le discours de Trudeau plaira aux électeurs de l’Ouest et contrecarrera, dans une certaine mesure, la montée des conservateurs d’Andrew Scheer. Ces derniers menacent le pouvoir libéral et on peut comprendre le gouvernement de ne pas vouloir donner davantage de munitions à l’opposition.

Rengaines

Certains avanceront également que Trudeau fils, à l’instar du père, affiche un dédain pour les provinces canadiennes. Bien que les revanchards se gargarisent de la perspective de raviver de vieilles chicanes futiles, il n’en demeure pas moins qu’un constat s’impose : il est de plus en plus difficile d’accomplir des choses dans ce pays. Et s’il faut parfois piler sur quelques orteils pour arriver à ses fins, il ne faudrait pas dénoncer ceux qui veulent éviter le statu quo. Bravo, Monsieur le Premier Ministre.