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Hanté par ses vieux problèmes

Jeisson Vargas a démontré face aux Red Bulls qu’il est en mesure de s’occuper des coups francs.
Photo d'archives, Agence QMI Jeisson Vargas a démontré face aux Red Bulls qu’il est en mesure de s’occuper des coups francs.

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Quand un joueur fait une passe horizontale en plein milieu du terrain, il prend un très grand risque. Si l’adversaire intercepte le ballon, il arrive souvent à pleine vitesse et peut d’un coup éliminer plusieurs rivaux.

C’est exactement ce qui s’est passé samedi sur le premier but accordé par l’Impact. Victor Cabrera a perdu le ballon en plein centre à la suite d’une passe nonchalante que les Red Bulls ont transformée en but. Malgré l’effort de Rudy Camacho, personne n’a été en mesure de stopper cette attaque rapide des locaux.

Tôt dans le match, le Bleu-blanc-noir s’est mis dans le pétrin et ne s’en est jamais vraiment remis ensuite.

D’un point de vue offensif, Jeisson Vargas a offert la seule note réjouissante de la rencontre. Le petit milieu de terrain est peut-être l’appui offensif dont Ignacio Piatti avait besoin depuis tant d’années.

Mais surtout, Vargas a démontré qu’il est en mesure de s’occuper des coups francs. Sa magnifique frappe dans la lucarne est d’ailleurs en nomination pour le but de la semaine en MLS.

Compétition à l’interne

Cette découverte n’est pas négligeable. Quand Piatti n’est pas disponible, il est important pour l’Impact de développer d’autres options à l’attaque.

En regardant le classement ce matin, je suis certain que Rémi Garde est loin d’être satisfait du rendement défensif de son équipe. C’est d’ailleurs un chantier qu’il a identifié dès son arrivée à Montréal et un de ceux qu’il tente de régler en priorité.

Les arrivées de Camacho, Rod Fanni, Jukka Raitala, Zakaria Diallo et le retour de Kyle Fisher permettent de créer une compétition à l’interne. Peut-être que cette situation pourrait contribuer à régler les problèmes récurrents de la dernière ligne défensive.

En fait, ça devient lassant de toujours rappeler ce problème. Frustrant même. Il est impossible, dans n’importe quelle ligue au monde, d’obtenir un résultat quand tu accordes sept buts en deux matchs comme l’a fait le XI montréalais.

Et le physique ?

Après le match, dans une entrevue donnée à TVA Sports, Samuel Piette a souligné que l’équipe manquait d’énergie face aux Red Bulls. Un commentaire qui pour moi est difficile à comprendre.

Tout le monde semblait dire que la préparation physique disait que l’équipe avait très bien travaillé physiquement en début de saison. Si c’est vrai, il est impossible d’avoir une équipe fatiguée après seulement sept semaines d’activités.

Est-ce que ça veut dire que nous devons remettre en question la présaison ? Ou est-ce la préparation dans la semaine qui mène au match ?

De l’extérieur, on comprendrait qu’Alejandro Silva ou Camacho ne se soient pas encore acclimatés à la MLS. Mais le reste de l’équipe n’a pas d’excuse.

Le retour de Général

Le Bleu-blanc-noir joue son prochain match samedi contre le Los Angeles FC, mais salue surtout le retour de Laurent Ciman.

Ce dernier revient dans des circonstances familières, au moment où l’Impact a des difficultés défensives.

À l’époque, on comptait beaucoup sur lui pour redresser la barre. Peut-être trop aussi, il ne pouvait tout faire seul.

En ce sens, Ciman devrait être particulièrement motivé. Le Belge va aborder cette rencontre avec intensité, c’est certain.

Parce que de la façon dont il est parti, j’ai l’impression qu’il ne haïrait pas renfoncer l’Impact un peu plus dans ses mauvaises habitudes.