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Mort de deux frères après une surdose: le fentanyl bel et bien en cause

Mort de deux frères après une surdose: le fentanyl bel et bien en cause
Maxime Deland

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Les deux frères de Lac-Mégantic retrouvés morts dans leur véhicule, le 24 août 2017, dans le stationnement d’une station-service de Montréal, sont bel et bien décédés après une surdose de fentanyl, selon le rapport du coroner.

L’analyse toxicologie a révélé que Gilles, 53 ans, et Yves Faucher, 54 ans, avaient tous les deux du fentanyl, de la méthadone, de la morphine, du norfentanyl dans leur sang.

En plus de ce dangereux cocktail de stupéfiants, l’enquête a permis de démontrer que les deux frères Faucher avaient de l’héroïne dans leur urine.

Le héros de la tragédie de Lac-Mégantic, Yves Faucher, avait quant à lui une présence de médicaments et/ou de leurs métabolites dans son sang (citalopram/escitalopram, desméthylcitalopram, amino-clonazépam et oxazépam).

«Yves Faucher se décrivait à son médecin de famille comme un narcomane. Il bénéficiait d’un suivi dans une clinique de désintoxication et prenait de la méthadone régulièrement pour combattre ses dépendances», a indiqué le coroner Jean E. Brochu dans son rapport.

La présence de méthadone dans l’organisme d’Yves Faucher était compatible avec un usage thérapeutique, selon un médecin expert en toxicologie.

«La concentration sanguine de morphine et les concentrations urinaires de 6-acétylmorphine et de morphine ne pouvaient seules expliquer son décès. Il a conclu que les concentrations sanguines de fentanyl et de son métabolite, le norfentanyl, pouvaient expliquer le décès», a précisé le médecin expert en toxicologie cité par le coroner.

Yves et Gilles Faucher étaient des «compagnons lors de sorties pour la consommation de stupéfiants», selon ce qu’a indiqué un de leurs proches au coroner.

«Ils ont assez fréquemment fait l’aller-retour entre leur municipalité et Montréal pour aller s’approvisionner ou consommer sur place des stupéfiants et leurs proches étaient au courant de leur dépendance», a ajouté le coroner Jean E. Brochu.