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Un record pour le Salon du livre

Les lecteurs ont profité du salon pour rencontrer leurs auteurs favoris et repartir avec des livres dédicacés et des égoportraits.
Photo Didier Debusschère Les lecteurs ont profité du salon pour rencontrer leurs auteurs favoris et repartir avec des livres dédicacés et des égoportraits.

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Le Salon du livre de Québec a battu un record historique, alors que 70 000 personnes ont franchi ses tourniquets entre mercredi et dimanche. Victimes de ce succès sans précédent, plusieurs éditeurs ont même manqué de livres.

Il sera difficile de faire plus, estime le président-directeur général Philippe Sauvageau, qui regarde déjà vers la 50e édition. « La barre est haute pour l’an prochain », concède celui qui ne pouvait cacher sa grande satisfaction hier.

Entre mercredi et dimanche, selon des données préliminaires, 70 000 visiteurs sont entrés au salon, un chiffre jamais égalé en 49 ans d’existence. Seulement samedi, le salon a été visité par 21 000 personnes, a-t-il confirmé.

Plusieurs auteurs européens, dont l’écrivain suisse Joël Dicker, avaient fait le voyage outre-mer pour rencontrer leurs fans québécois.
Photo Jean-François Desgagnés
Plusieurs auteurs européens, dont l’écrivain suisse Joël Dicker, avaient fait le voyage outre-mer pour rencontrer leurs fans québécois.

 

« C’est notre plus grand salon depuis le début. On a commencé avec un achalandage de 33 000 personnes. Il faut le faire », se rappelle M. Sauvageau.

« Les éditeurs ont vendu énormément, beaucoup plus que les années précédentes, avance-t-il. Il fallait voir les files devant les caisses de la littérature jeunesse, des jeunes qui achetaient des ouvrages. Il y a des éditeurs qui ont manqué d’ouvrages pour certains titres, et pas juste pour les jeunes, pour les adultes aussi. »

Kim Thuy a fait courir les foules.
Photo Didier Debusschère
Kim Thuy a fait courir les foules.

 

Auteurs vedettes

Le président attribue d’abord ce grand intérêt pour le salon à sa programmation, qui comprenait la présence de nombreux auteurs vedettes, tels Patrick Senécal, Kim Thuy, Janette Bertrand et le porte-parole Éric-Emmanuel Schmitt.

Mais, depuis quelque temps, le Salon du livre de Québec utilise davantage les réseaux sociaux, indique son PDG. « On essaie de se renouveler chaque année, et ce n’est pas toujours évident ».

« Nous bâtissons des tables rondes à partir de sujets d’actualité. Ça aussi, ç’a attiré énormément de gens, c’était plein, c’est pas possible », a-t-il commenté.

Jamais le Salon du livre n’aura été aussi achalandé, avec 70 000 visiteurs.
Photo Jean-François Desgagnés
Jamais le Salon du livre n’aura été aussi achalandé, avec 70 000 visiteurs.

 

Une entrée fluide

Puisque l’édition 2017 avait aussi été une année record, le Salon du livre avait prévu le coup, cette année, avec deux entrées.

« L’an dernier, il y avait une file assez longue pour l’achat des billets. Cette année, il y avait une entrée en bas, une en haut, et ç’a permis une certaine fluidité. Il n’y avait à peu près pas d’attente. »

« Le seul endroit où c’est toujours coincé, c’est les enfants. On ne peut pas en accueillir plus de 16 000 à cause de la capacité du Centre des congrès et de la logistique à l’accueil des jeunes. »