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L’importance des minéraux pour le gibier

Campeau
photo COURTOISIE Éric Clément exhibe le crâne blanchi d’un superbe buck qu’il a réussi à garder en confiance sur son territoire grâce aux produits minéraux de qualité qu’il a utilisés dans son secteur de chasse.

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À ce temps-ci de l’année, les amateurs ont intérêt à se rendre à leur site de chasse pour ypréparer une saline.

J’ai récemment suivi une formation très intéressante d’Éric Clément, de la firme Buck Expert. Ce chasseur expérimenté de l’Outaouais, qui a de nombreux trophées à son actif, a dressé un tableau complet sur le sujet. Voici l’essentiel de ses propos :

Besoins

Suite à la carence occasionnée au cours de l’hiver, les orignaux et les chevreuils recherchent des nutriments additionnels à l’arrivée du printemps. Il s’agit donc d’une période idéale pour ajouter des minéraux supplémentaires sur votre spot de chasse. Ils pourront alors retrouver tout ce dont ils auront besoin tout au long de l’année à l’endroit que vous aurez sélectionné stratégiquement.

Il y a deux décennies à peine, les sources minérales (communément appelées salines) n’étaient presque pas utilisées par les nemrods. Heureusement, leur efficacité a contribué à leur popularité grandissante.

Compréhension

Pour démystifier le rapport entre les minéraux et le reste des êtres vivants sur la planète et pour mieux expliquer leur importance, Éric a donné quelques exemples. Les cervidés qui portent d’impressionnants panaches quelque mois par année doivent accumuler une importante source minérale composée entre autres de sodium qui favorise la croissance, de calcium, de potassium, de souffre, d’iode ainsi que plus de 60 autres oligo-éléments.

À la base, le secteur fréquenté par les cervidés offre une quantité raisonnable de minéraux. Les animaux de cette zone auront donc le minimum nécessaire qu’il leur faut. S’il y a une déficience marquée, il y aura inévitablement une carence.

Pour mieux illustrer ce point, M. Clément explique qu’il faut comparer le gibier visé à tous les autres êtres vivants ainsi qu’aux végétaux. Aussi drôle que cela puisse paraître, la tomate est un excellent exemple. Plantez une graine de cette plante potagère dans un sol riche en minéraux accompagné de compost, puis une graine de la même souche dans un sol sablonneux. Si l’on ajoute tous les autres éléments importants à la croissance comme l’eau, la chaleur et le soleil, il y en a inévitablement une des deux qui produira un plant plus solide et plus de fruits. Par la suite, lorsque ces mêmes tomates seront mangées, elles fourniront à leur tour des minéraux à l’être qui les consommera. Il s’agit du principe de la roue qui tourne et c’est ainsi pour tous les êtres vivants. Certains humains ont besoin de différents suppléments pour performer ou pour leur bien-être, que ce soit du calcium, du zinc, du fer, du souffre ou toute autre forme d’oligo-éléments. Il en va de même pour les cervidés.

Positionnement

Les animaux tenteront de limiter les déplacements inutiles. Ils choisiront un endroit offrant le meilleur ratio pour leurs attentes. Votre saline devrait être installée dans un secteur près des cours d’eau, près du couvert (dortoir) ou de l’aire de transition (repos, entonnoir, etc.). Trop souvent, les amateurs aménagent leur saline en fonction de l’emplacement de leur mirador. Retenez que plus les interventions sont nombreuses, soit en allant tous les jours à votre cache, pour ajouter des pommes ou pour vérifier les caméras-espionnes, plus le gibier en ressentira des impacts négatifs.

Notre source minérale doit être la plus naturelle possible. Selon Éric, un tas de soufre ou de sel positionné dans une auge sur pattes devient de moins en moins attrayant. À l’opposé, une vieille souche retient naturellement très bien les minéraux. Elle agit aussi comme une éponge qui les libère lentement, en dosages appropriés, à la demande constante des spécimens qui la visitent.

Quand les salines sont bien faites et installées aux bons endroits, elles permettent de garder plus de bêtes dans le secteur grâce à l’augmentation des ressources et cela les incite à demeurer chez vous plutôt que chez les voisins. Souvenez-vous que les minéraux, c’est comme exploiter un champ nourricier, c’est un contrat à long terme. Avec les années, suite à tous les efforts et à toutes les précautions, on peut en constater la magie et les bienfaits.

Lors de la confection ou des rafraîchissements de ses salines, ce représentant promotionnel de la firme Buck-Expert utilise du Micro saline, du Crack +, la Chaudière Pré-mix, le bloc de sel himalayen, le Mineral XTREM, etc. Pour en savoir plus, visitez le site buckexpert.com ou communiquez par courriel à ericclement@buckexpert.com.

De tout pour tous

Dans le cadre du Plan de gestion 2016-2026 du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), une nouvelle réglementation découlant principalement des recommandations émises par la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) sera en vigueur pour la saison à venir.

Les saumoniers devront retenir qu’il y aura une réduction du contingent annuel de sept à quatre saumons, dont, au plus, un grand saumon, à l’exception du Nord-du-Québec (zones 23 et 24) où il sera permis de conserver quatre saumons, petits ou grands. Il y aura aussi une modification de la durée du permis de pêche au saumon d’un jour qui deviendra un permis de pêche au saumon de trois jours et il y aura obligation qu’un saumon, gardé là où c’est permis au Québec, soit marqué avec une étiquette provenant du permis de la personne qui l’a ferré.

Pour ce qui est des zones 23 et 24, les manieurs de canne devront maintenant retenir les services d’un pourvoyeur pour pêcher ces batailleurs.

Puis, dorénavant, les résidents de moins de 18 ans détenteurs des certificats « Pêche en herbe » ou « Relève à la pêche » pourront pêcher le saumon atlantique, mais devront obligatoirement remettre le poisson à l’eau.