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Dehors Mononc’!

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Ce n’est pas la première fois qu’un élu fait l’objet d’une dénonciation pour un comportement déplacé. Dans le cas qui nous intéresse, il s’agit du partage d’une image pornographique avec une employée.

Ce qui surprend, ce n’est pas qu’un tel geste ait été posé, ça arrive dans tous les milieux. Ce qui surprend, c’est que ce comportement puisse encore être toléré dans la plus haute sphère de l’État.

Prévenir plutôt que guérir

Les partis doivent fouiller dans la vie de leurs candidats potentiels pour s’assurer qu’aucun squelette n’est caché au fond d’un placard. Quand ce travail est fait trop rapidement, la situation peut devenir catastrophique, parlez-en à François Legault.

Mais quand un élu est déjà en poste, les choses sont bien différentes. Comment fait-on pour se débarrasser d’un indésirable sans perdre la face avec lui? Est-ce qu’on devrait faire fi de la présomption d’innocence et condamner sans délai un membre du caucus qui fait l’objet d’allégations ou de rumeurs? Il n’y a malheureusement pas de bonnes réponses à ces questions.

Changement de culture

À l’ère du #meetoo, la politique demeure encore un «boys club» aux yeux de plusieurs. Les murs de l’Assemblée nationale ont vu et entendu plus de grossièretés qu’on souhaite l’imaginer. Changer les attitudes et les comportements n’est pas chose simple dans une institution fermée comme le Parlement.

La présence accrue des femmes sur les banquettes du salon bleu accélère le changement de culture chez les parlementaires. La montée d’une nouvelle génération de politiciens contribue aussi à assainir les relations de travail. Par contre, la pression demeure pour que les femmes qui travaillent en politique se comportent comme «one of the boys».

En fin de compte, les élus n’auront d’autre choix que d’adopter un comportement exemplaire et de laver plus blanc que blanc s’ils veulent redonner ses lettres de noblesse à la fonction de député.