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9 femmes d’affaires québécoises aux parcours inspirants

Véronique Cloutier, Sofia Sokoloff et Monique Leroux : Trois générations de Québécoises qui laissent leur marque sur le monde des affaires.
(1) ERIC MYRE/TVA PUBLICATIONS/AGENCE QMI - (2) Michelle Gagné - (3) KARL TREMBLAY JOURNAL DE QUÉBEC Véronique Cloutier, Sofia Sokoloff et Monique Leroux : Trois générations de Québécoises qui laissent leur marque sur le monde des affaires.

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Qu’elles cumulent de prestigieux postes et distinctions ou qu’elles commencent tout juste à faire leur marque, le Québec inc. regorge de femmes d’affaires aux parcours inspirants.

En voici 9 exemples édifiants.

 

Isabelle Hudon, ex-présidente de la Financière Sun Life et ambassadrice du Canada en France et à Monaco

Véronique Cloutier, Sofia Sokoloff et Monique Leroux : Trois générations de Québécoises qui laissent leur marque sur le monde des affaires.
Agence QMI

Foncer sans diplôme universitaire

Née en 1967 à Beauharnois, Isabelle Hudon a taillé son chemin professionnel de manière remarquable et avec aplomb.

Au début de la vingtaine, elle a quitté les bancs d’école et s'est dirigée vers Ottawa afin de plonger dans l’arène politique. 

Elle a occupé le poste d’organisatrice régionale pour le parti conservateur avant de rejoindre l’équipe de la ministre Monique Landry comme attachée de presse et chef de cabinet adjoint.

À la quête d’un nouveau défi, elle s'est tournée vers la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et y a occupé le poste de présidence et chef de la direction de 2004 à 2008.

Elle a intégré par la suite l’agence de publicité Marketel puis a réalisé son entrée chez la Financière Sun Life.

La femme d'affaires y est restée de 2010 à 2017, comme présidente de l'entreprise au Québec puis chef de la direction et vice-présidente principale, Solutions Clients.

Lors de l'émission Y'a du monde à messe, elle a avoué ne pas avoir de «timidité à entrer dans un secteur qu'elle ne connaît pas.»

«Quand j'ai joint les rangs de la Financière Sun Life, je ne connaissais rien du monde de la finance, mais je suis arrivée avec la confiance et l'assurance qu'on me connaît». 

Mme Hudon a siégé à plusieurs conseils d’administration pendant sa carrière, dont celui d'Hydro-Québec, du Conseil des arts du Canada et de Holt Renfrew.

La détentrice d'un doctorat honorifique en droit de Concordia est également la cofondatrice de L’effet A, une initiative mise sur pied pour encourager les femmes dans leurs ambitions professionnelles. 

Sofia Sokoloff, fondatrice de Lingerie Sokoloff

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Instagram

Prouver que Montréal peut redevenir une capitale de la mode

Née en Argentine, Sofia Sokoloff est arrivée à Montréal à l’âge de trois ans.

Elle s'est découvert une passion pour la mode à l’adolescence et a suivi des études collégiales en design au Collège LaSalle.

Après un stage à Paris en 2007, elle est passée par le Cirque du Soleil et La Senza avant d’entamer un baccalauréat à l’École de mode supérieure de l’UQAM.

Dans une entrevue à TVA Nouvelles, elle a confié : «Il y avait du monde qui me décourageait en disant que le marché est saturé. Je ne les ai pas écoutés. Je me suis donné les moyens de réaliser mon rêve. Je suis rentrée à l'université».

Pendant l'achèvement de son diplôme, elle a lancé Sokoloff Lingerie en 2011.

Aujourd’hui, l’entrepreneure dans la jeune trentaine est à la tête d’une compagnie qui confectionnent des dessous faits entièrement à Montréal.

D’ailleurs, à l’occasion d’une entrevue avec Infopresse, elle a révélé vouloir encourager l'industrie locale : «Je veux démentir les croyances actuelles, où les entreprises croient devoir expatrier leur production afin de pouvoir être concurrentielles, et prouver que Montréal a encore et toujours les ressources et le potentiel pour redevenir la capitale mode qu’elle était autrefois [...]».

Ses créations sont offertes dans une centaine de boutiques à travers le monde. 

Pour suivre Sokoloff Lingerie : Facebook Instagram

Christiane Germain, coprésidente du Groupe Germain Hôtels

Véronique Cloutier, Sofia Sokoloff et Monique Leroux : Trois générations de Québécoises qui laissent leur marque sur le monde des affaires.
TOMA ICZKOVITS / AGENCE QMI

L’importance de saisir les bonnes occasions

Christiane Germain est née à Trois-Rivières en 1955. Issue d’une famille d’entrepreneurs, elle a décidé de se lancer en hôtellerie et a entamé un diplôme en administration hôtelière au Humber College de Toronto.

À son retour dans la province, la bachelière a amorcé une carrière en gestion et a travaillé dans plusieurs grands restaurants de Québec.

En 1988, elle a créé, en compagnie de son frère Jean-Yves, un concept d’hôtel-boutique. Le duo a fondé la même année le premier hôtel du Groupe Germain Hôtels dans la capitale nationale.

Dans l’émission Le 21e, elle a déclaré que «souvent, être en affaires, c’est saisir des opportunités qui se présentent»

Trente ans après son lancement, l’entreprise familiale dirigée par Mme Germain, qui compte 1000 employés dans ses rangs, est considérée comme l'une des 50 sociétés les mieux gérées au pays.

La femme d’affaires est également impliquée dans le monde culturel. Elle est la présidente du conseil d’administration du Musée national des beaux-arts du Québec.

Véronique Cloutier, animatrice et créatrice du magazine Véro 

Véronique Cloutier, Sofia Sokoloff et Monique Leroux : Trois générations de Québécoises qui laissent leur marque sur le monde des affaires.
Chantal Poirier / JdeM

Convertir un talent naturel en empire médiatique

Née à Montréal en 1974, Véronique Cloutier a multiplié les présences télévisuelles et radiophoniques depuis le début de sa carrière dans les années 90, notamment sur le plateau de La Fureur et dans quelques Bye-Bye

Mais derrière cette personnalité publique si chère aux Québécois se cache une femme d’affaires au flair impeccable.

De 2004 à 2009, la Montréalaise préside NOVEM communications. En 2010, elle a créé une collection de vêtements pour femmes en association avec les boutiques Aubainerie.

Trois ans plus tard, elle a mis sur pied Véro magazine, une parution bimestrielle qui aborde les enjeux féminins. 

Bien consciente de son impact sur la culture populaire, l’entrepreneure a dit à Radio-Canada être confortable avec son statut de «marque»: «Je ne vois pas le problème avec ça, je pense que c’est un signe de réussite. On a installé et bâti quelque chose, et maintenant on travaille fort pour le faire vivre et pour continuer à le développer.»

Accompagnée de son mari Louis Morissette, elle a fondé en 2016 la fondation Véro et Louis qui vise à venir en aide aux personnes de 21 ans et plus atteintes d’autisme.

Manon Brouillette, présidente et chef de la direction de Vidéotron

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Sébastien St-Jean / Agence QMI

Gravir les échelons

Arrivée chez Vidéotron en 2004, Manon Brouillette a vite grimpé les échelons. Elle a dabord dirigé des projets d’envergure comme la restructuration d’Illico avant de devenir présidente et chef de la direction en 2013.

Son parcours est semé de reconnaissances professionnelles. La bachelière de l’Université Laval a remporté le prix de Leadership Germaine Gibara de la Fédération des chambres de commerce du Québec en 2014.

À ce sujet, elle a reconnu, dans une entrevue accordée à la fédération, être satisfaite de son parcours : «C’est une belle étape. [...] C’est une grande carrière, plein d’opportunités pour moi. Je suis une épouse et une mère de famille avant tout, et j’ai été capable de conjuguer tout ça dans ma vie [...]». 

Elle a également été nommée l’une des 100 femmes les plus influentes au Canada en 2014 et 2016 par le réseau des femmes exécutives WXN. 

Aujourd’hui, Mme Brouillette est aussi membre du conseil d’administration de l’École de technologie supérieure et de la Fondation CHU Sainte-Justine. 

Nahid Aboumansour, cofondatrice et directrice générale des Petites-Mains

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Repartir à zéro

Mme Aboumansour est la directrice générale (DG) de l’entreprise sociale Petites-Mains. Elle est arrivée au Québec au début des années 1990 pour fuir la guerre au Liban. 

Après avoir été professeure d’architecture dans son pays natal, elle a dû tout laisser tomber puisque ses diplômes n'ont pas été reconnus dans sa terre d’accueil.

Après s’être occupée de ses enfants pendant quelque temps, elle a décidé de se lancer dans le bénévolat auprès d’un organisme communautaire de Côte-des-Neiges. Elle a fait ses premières armes dans l’engagement social avec Sœur Denise, une religieuse gaspésienne.

Au contact des femmes immigrées, elle a remarqué qu’elles cherchaient du travail, mais n’en trouvaient pas. Forte de cette expérience, elle a mis sur pied son organisme Petites-Mains avec Sœur Denise. Leur but était de venir en aide à ces femmes dans leur insertion sociale et professionnelle.

Dans une entrevue pour Châtelaine en 2011, elle a déclaré : «Il faut bâtir avec les humains maintenant. Les briques et le béton, c’est fini».

Avec 600$, Petites-Mains a commencé à donner des leçons de couture. Petit à petit, la communauté s’est agrandie et de nouvelles activités se sont développées.

Aujourd’hui, Petites-Mains est une entreprise sociale d’envergure qui offre des cours de francisation et des programmes de préemployabilité.

Depuis 2007, l’organisation dirigée par Mme Aboumansour est installée dans un grand bâtiment de trois étages dans Villeray où elle continue de diriger les activités de formation et d’assistance de son organisme.

Sophie Brochu, présidente et chef de la direction Énergir

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TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

S'entourer des meilleures personnes pour obtenir du succès

Sophie Brochu a passé près de 30 ans dans le secteur de l’énergie, d’abord à la Société québécoise d’initiatives pétrolières (SOQUIP), puis directement chez Gaz Métro (maintenant Énergir) où elle a passé la majeure partie de sa carrière depuis 1997.

Pour elle, l’entourage est très important. Comme elle l’a confié à La voix de l’est : «La meilleure façon de progresser dans nos vies professionnelles, c'est de s'entourer de gens qui sont plus forts que nous. C'est un secret. Parce qu'on est aussi fort que l'équipe qu'on dirige. J'ai eu ça et j'ai encore ça.» 

Mme Brochu est aussi impliquée dans les conseils d’administration de grandes entreprises du pays comme BCE inc., la Banque de Montréal et Bell Canada.

Son engagement se retrouve également dans le milieu associatif notamment auprès de Centraide Grand Montréal et sa propre organisation, La ruelle de l’avenir, qui se bat contre le décrochage scolaire dans les quartiers Hochelaga et Centre-Sud.

En juin 2017, elle a animé la conférence historique de Barack Obama à Montréal. À ce sujet, elle a déclaré dans l'émission Gravel le matin : «J’ai promis à tout le monde que je ne le ferais pas avec Donald Trump».

Amina Gerba, PDG d’Afrique Expansion inc. et des laboratoires Kariliss inc.

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MARTIN ALARIE/Agence QMI

Regarder de l’avant tout en honorant ses origines

Amina Gerba est arrivée du Cameroun en 1986. Son lien avec sa terre natale ne l’a jamais quittée et a même façonné son parcours entrepreneurial.

En effet, Mme Gerba a lancé Afrique Expansion en 1995, une compagnie de consultation et de relations publiques qui a pour but de développer les relations d’affaires canado-africaines.

Pour appuyer son implication, elle a organisé un évènement d’affaires qui promeut les partenariats africains. Réunissant près de 500 participants, Forum Afrique Expansion participe à l’essor d’une nouvelle image de l’Afrique, pleine d’opportunités.

En plus de cela, elle est propriétaire d’une autre entreprise, les Laboratoires Kariliss qui vendent des produits de beauté à base de beurre de karité. La compagnie emploie 30 personnes au Québec et 2000 femmes au Burkina Faso qui reçoivent une partie des ventes et bénéficient d’un programme de microfinance mis en place par madame Gerba.

En dépit de son parcours immigrant, Mme Gerba rejette toute posture victimaire, affirmant dans une entrevue au journal Les Affaires : «Je n’ai jamais voulu me considérer comme une ‘’minorité’’».

Monique Leroux, présidente du conseil d’administration d’Investissement Québec

Véronique Cloutier, Sofia Sokoloff et Monique Leroux : Trois générations de Québécoises qui laissent leur marque sur le monde des affaires.
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU

Façonner le Québec en faisant croître ses fleurons

Monique Leroux est la première femme à la tête du Mouvement Desjardins.

Présidente du conseil et chef de la direction de la coopérative de 2008 à 2016, elle s’est considérablement investie dans la promotion des coopératives dans le monde. Entre 2015 et 2017, elle a d’ailleurs été présidente de l’Alliance coopérative internationale.

Son activité professionnelle l’a menée à faire le tour du monde.

En France, elle a été membre du CA du crédit industriel et commercial. En Turquie, elle a participé au groupe de travail sur le financement de la croissance du B20. Et en Allemagne, elle a participé au G7 Forum for Dialogue with Women initié par la chancelière Angela Merkel.

Aujourd’hui, sa carrière continue en tant que présidente du conseil d’administration d’Investissement Québec et présidente du conseil consultatif sur l’économie et l’innovation.

Mme Leroux est également auteure d’une autobiographie professionnelle et pianiste.

Pour elle, la musique est une arme majeure, même dans la vie professionnelle: «Cela développe l'être, le cerveau. [...] J'ai appris à combattre le stress, à pouvoir m'exprimer plus facilement devant des gens», a t-elle confié au micro d’Alain Gravel.

 

 

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