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Retour sur la première ronde du repêchage

2018 NFL Draft
AFP

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La première ronde du repêchage de la NFL est derrière et nous et même si la plus grosse part du travail reste à faire pour les 32 équipes, allons-y d’un coup d’œil rapide avec mes impressions de tous les choix au premier tour.

 

  1. Browns de Cleveland

Baker Mayfield, quart-arrière (Oklahoma)

Les avis sont incroyablement partagés sur les quarts-arrières cette année. Plusieurs adorent Josh Rosen. D’autres demeurent fidèles à Sam Darnold. Certains salivent face au potentiel de Josh Allen. Moi, mon favori, c’était Mayfield et je considère que les Browns ont visé juste. Il est précis, très efficace en mouvement et montre une belle capacité d’improvisation en plus d’une belle intelligence du jeu. Son attitude? À Cleveland, il était impératif d’y aller d’un électrochoc, quitte à opter pour quelqu’un qui brasse, même parfois un peu trop.

 

  1. Giants de New York

Saquon Barkley, porteur (Penn State)

Deux théories s’opposaient quant au choix des Giants. Dans le premier clan, il y avait les adeptes de la relève d’Eli Manning, qui à 37 ans, n’en a plus pour longtemps. De l’autre côté, ceux qui croient que Manning a encore du jus dans le réservoir et que les Giants n’étaient pas si mauvais que leur fiche l’a indiqué la saison dernière. Je suis de cette deuxième école et je pense que la seule présence de Barkley libérera Manning d’une tonne de pression, rendra meilleure la ligne offensive et permettra à Odell Beckham de voir des affrontements plus favorables. Cette position était une lacune criante chez les Giants depuis une éternité.

 

  1. Jets de New York

Sam Darnold, quart-arrière (USC)

Je suis conscient que Darnold a longtemps été considéré et est encore perçu par plusieurs comme la valeur la plus sûre chez les quarts-arrières. Pour ma part, les multiples revirements amènent un immense drapeau rouge. Le potentiel est là et s’il est amené tranquillement dans la mêlée, Darnold a le potentiel pour devenir le quart-arrière de franchise tant recherché par les Jets. Il faudra voir aussi si l’équipe saura l’encadrer de talent dans les rondes à venir. N’oublions pas que les Jets avaient cédé aux Colts trois choix de deuxième ronde et leur choix de première ronde pour le privilège d’avancer de trois rangs. C’est cher payé, mais si Darnold répond aux attentes, personne n’en fera de cas.

 

  1. Browns de Cleveland

Denzel Ward, demi de coin (Ohio State)

Voilà l’une des surprises de la soirée, puisqu’à ce stade, tout le monde attendait l’ailier défensif Bradley Chubb. Il aurait été fascinant d’observer un tandem formé de Chubb et du premier choix de l’an dernier, Myles Garrett. Toutefois, il faut admettre que Ward comble un besoin majeur dans la tertiaire des Browns. La vitesse est là et il faudra voir s’il peut réellement se mesurer aux gros receveurs de la NFL. Plusieurs évoquent le fait qu’il puisse évoluer à l’intérieur, mais en investissant un quatrième choix au total, il faut que Ward puisse écarter les véritables receveurs numéro un adverses.

 

  1. Broncos de Denver

Bradley Chubb, ailier défensif (NC State)

Chubb était assurément le meilleur joueur disponible et devrait réussir sa transition vers un rôle de secondeur extérieur dans le système de type «3-4» des Broncos. L’équipe tente ainsi d’appliquer de nouveau la recette de son dernier championnat, lorsque Von Miller et DeMarcus Ware terrorisaient les quarts adverses en appliquant une pression constante. Dans la division Ouest où le jeu aérien s’annonce relevé, il s’agit d’une excellente stratégie. Il faudra cependant voir si dans quelques années, les Broncos regretteront d’avoir passé leur tour sur un potentiel quart-arrière de franchise en Josh Rosen.

 

  1. Colts d’Indianapolis

Quenton Nelson, garde (Notre Dame)

Si vous croyez que ce choix n’est pas sexy, détrompez-vous ! Les problèmes de protection sur la ligne offensive des Colts sont récurrents et Nelson est considéré, avec Saquon Barkley (Giants), comme la valeur la plus sûre du repêchage. Les Colts ont assez rigolé avec la santé de leur quart Andrew Luck et il s’agit d’un pas sérieux pour montrer que la farce a assez duré. Il aurait pu être tentant d’ajouter de la vitesse en défensive avec un Roquan Smith, par exemple, mais difficile de contester un choix comme Nelson. Cela étant dit, les Colts ont encore énormément de trous à combler défensivement dans les rondes à venir.

 

  1. Bills de Buffalo (échange avec Buccaneers)

Josh Allen, quart-arrière (Wyoming)

Allen montre probablement le plus haut potentiel de cette cuvée de quarts-arrières... mais aussi le plus grand risque. Les Bills se sont sans doute amourachés de lui en raison de son bras canon, idéal pour les conditions climatiques souvent peu commodes à Buffalo. Toutefois, peut-on réellement enseigner l’art de la précision, qui jusqu’ici a fait défaut au jeune quart dans la NCAA ? Il n’a pas été à son meilleur dans les rares occasions où son équipe (Wyoming) se retrouvait face à une solide opposition. Il n’a pas été à son mieux non plus sous pression et la ligne offensive des Bills a été ravagée dans la saison morte par les départs de Cordy Glenn, Eric Wood et Richie Incognito. Pour les Bills, ce sera un coup de circuit ou un autre retrait sur trois prises.

 

  1. Bears de Chicago

Roquan Smith, secondeur, (Georgia)

Les Bears sont à la recherche d’un secondeur étoile pour poursuivre dans leur historique lignée depuis la retraite de Brian Urlacher. Il n’est pas dans le même moule et n’a pas la même charpente, mais dans la NFL d’aujourd’hui où les secondeurs sont de plus en plus sollicités en couverture de passe, Smith a toutes les chances de devenir un joueur clé qui ne quitte jamais le terrain. Certains doutent de sa capacité d’adaptation en raison de son petit gabarit, mais il est athlétique à souhait et la défensive des Bears, déjà très améliorée l’an dernier, rehausse son calibre.

 

  1. 49ers de San Francisco

Mike McGlinchey, bloqueur, (Notre Dame)

Rien à redire contre McGlinchey, mais il s’agit d’un choix étonnant des 49ers, qui misent déjà sur un bloqueur à gauche fiable en Joe Staley. Bien sûr, Staley n’est pas éternel, mais il a connu un regain de vie en 2017. Les Niners pourraient décider de faire évoluer McGlinchey comme garde ou comme bloqueur à droite en déplaçant Trent Brown à l’intérieur. Bref, ils ont évalué que leur ligne offensive n’était pas à la hauteur et se sont jetés sur le meilleur joueur disponible. Cependant, leur tertiaire, malgré l’ajout de Richard Sherman, laisse à désirer. On aurait pu penser qu’ils iraient dans cette direction.

 

  1. Cardinals de l’Arizona (échange avec Raiders)

Josh Rosen, quart-arrière, (UCLA)

Plusieurs parlent de Rosen comme du possible vol de la première ronde, avec raison selon moi. Rosen ne montre pas de lacunes majeures dans son jeu et le long processus du repêchage étant ce qu’il est, les évaluateurs se sont mis à lui trouver une tonne de défauts au niveau de son style de leadership et de son franc-parler qui peut déranger. Le pire, c’est que pour s’avancer de cinq rangs, les Cards n’ont pas eu à payer une trop grosse rançon en cédant le 15e choix au total, en plus de choix de troisième et cinquième tours. Rosen a mentionné après coup qu’il n’avait jamais été aussi frustré et motivé de se retrouver quatrième quart-arrière choisi.

 

  1. Dolphins de Miami

Minkah Fitzpatrick, demi de coin/maraudeur, (Alabama)

Fitzpatrick est tombé du ciel entre les mains des Dolphins. Joueur défensif le plus versatile de cette cuvée, il peut évoluer partout dans la tertiaire et a le don de réaliser de gros jeux dans les grands moments. J’adore ce choix ! Il permettra aux Dolphins d’y aller avec des schémas variés, créatifs et agressifs.

 

  1. Buccaneers de Tampa Bay (échange avec Bills)

Vita Vea, plaqueur, (Washington)

Vea est un espoir impressionnant par son gabarit et l’agilité qu’il démontre malgré cette imposante taille. Toutefois, les Buccaneers ont souffert contre la passe la saison dernière et de l’aide dans la tertiaire aurait été bienvenue. Les Bucs prennent donc le pari de régler ce problème en misant tout sur une ligne défensive complètement revampée par les ajouts de Vea, Jason Pierre-Paul, Vinny Curry et Beau Allen, entre autres.

 

  1. Redskins de Washington

Da’Ron Payne, plaqueur, (Alabama)

Payne a la particularité d’être à la fois efficace contre le sol et contre la passe puisqu’il fait partie de ces plaqueurs capables d’appliquer la pression de l’intérieur. Plusieurs observateurs prévoyaient d’ailleurs que Vita Vea se rendrait à eux, mais les Buccaneers ont causé la surprise en le sélectionnant un rang plus tôt. Il s’agit donc d’une position qui était clairement trop faible chez les Redskins et ils devraient en tirer les bénéfices. C’est la deuxième année de suite qu’ils choisissent un joueur de ligne défensive en première ronde.

 

  1. Saints de la Nouvelle-Orléans (échange avec Packers)

Marcus Davenport, ailier/secondeur, (UTSA)

Les Saints devaient être éperdument amoureux du potentiel monstre de Davenport, puisqu’ils ont cédé aux Packers leur 27e choix en plus d’un choix de cinquième ronde et d’un autre de première ronde l’an prochain. Cependant, considérant qu’ils devraient logiquement figurer parmi les équipes du peloton de tête la saison prochaine, le prix à payer ne risque pas d’être un choix élevé. Davenport devra développer davantage que son incroyable talent athlétique au prochain niveau, mais les Saints pourraient avoir déniché un monstre de l’autre côté du productif Cameron Jordan.

 

  1. Raiders d’Oakland (échange avec Cardinals)

Kolton Miller, bloqueur, (UCLA)

Un choix très surprenant des Raiders même si leur bloqueur à gauche Donald Penn prend de l’âge. Surprenant, donc, parce que défensivement, des trous demeurent béants, particulièrement chez les secondeurs et dans la tertiaire. N’empêche que plusieurs voient Kolton Miller comme étant le joueur de ligne offensive avec le plus de potentiel après Quenton Nelson dans cette cuvée.

 

  1. Bills de Buffalo (échange avec Ravens)

Tremaine Edmunds, secondeur, (Virginia Tech)

Edmunds est un secondeur explosif capable de parcourir le terrain d’un bout à l’autre en volant. Il peut évoluer à l’intérieur comme à l’extérieur. L’entraîneur-chef Sean McDermott, lorsqu’il dirigeait la défensive des Panthers, donnait énormément de responsabilités à ses secondeurs. Edmunds est très jeune (19 ans) et il sera sûrement lancé tôt dans la mêlée puisque le besoin des Bills à cette position était évident. Il faudra voir sa capacité d’adaptation, mais il a toutes les chances de devenir un outil redoutable pour de nombreuses années.

 

  1. Chargers de Los Angeles

Derwin James, maraudeur, (Florida State)

Quel cadeau du ciel pour les Chargers ! Je m’explique encore mal qu’un maraudeur de la qualité de Derwin James ait glissé aussi longtemps. Il avait tout pour être un choix du top 10. James amène une présence physique intimidante et sera sans doute utilisé près de la ligne de mêlée. On dit aussi de lui qu’il est un leader respecté qui peut changer instantanément la culture d’un vestiaire. La défensive des Chargers, déjà en ascension, continue de monter d’un cran.

 

  1. Packers de Green Bay (échange avec Seahawks)

Jaire Alexander, demi de coin, (Louisville)

Alexander, à première vue, semble le complément parfait pour le demi de coin choisi au second tour l’an dernier, Kevin King. Tandis que King est de plus gros format, Alexander est plus du type petit, mais rapide et capable de tenir son bout. La grande question chez les Packers, c’était de savoir s’il fallait investir à cette position ou sur le front défensif avec un joueur capable d’attaquer le quart-arrière. La tertiaire a connu tellement de pépins techniques et de santé dans les dernières années qu’il s’agit d’une sage décision.

 

  1. Cowboys de Dallas

Leighton Vander Esch, secondeur, (Boise State)

Voilà un secondeur parti de loin, mais dont la valeur semblait augmenter de jour en jour au cours des semaines précédant le repêchage. Avec les receveurs Calvin Ridley et DJ Moore toujours disponibles, il peut paraître surprenant que les Cowboys n’aient pas choisi d’attaquer de plein fouet pour palier au départ de Dez Bryant. Il faut croire que l’état-major estime que le vétéran secondeur Sean Lee, qui traine un historique important de blessures et qui en est à sa dernière année de contrat, n’en a plus pour longtemps. Vander Esch représente toutefois lui aussi un point d’interrogation médical avec une blessure au cou qui a inquiété plusieurs équipes avant le repêchage.

 

  1. Lions de Detroit

Frank Ragnow, centre, (Arkansas)

Certains analystes avaient prévenu avant le repêchage que Ragnow était en montée fulgurante dans le classement des joueurs des équipes. Ils n’ont pas eu tort. Centre lors de sa carrière universitaire, il pourrait être appelé à évoluer comme garde chez les Lions, qui souhaitent tout mettre en œuvre pour enfin trouver des solutions à leur jeu au sol moribond.

 

  1. Bengals de Cincinnati

Billy Price, centre, (Ohio State)

Dans le cas de Price, le talent n’a jamais été remis en cause. Plusieurs semaines avant le repêchage, il était considéré comme le meilleur centre disponible. Il s’est toutefois blessé lors de ses tests physiques au «Combine» en février et plusieurs ont sauté aux conclusions en estimant que sa valeur venait automatiquement de chuter. Les Bengals reconstruisent leur ligne offensive après des départs importants l’an dernier et Price peut évoluer autant au centre que comme garde. Un choix logique pour les Bengals, mais il devrait rater du temps précieux d’entraînement dans les mois à venir, lui qui est toujours en réhabilitation.

 

  1. Titans du Tennessee (échange avec, Ravens, Bills)

Rashaan Evans, secondeur, (Alabama)

Evans semble le joueur parfait pour les Titans, puisqu’il remplacera rapidement le secondeur Avery Williamson, qui a quitté sur le marché des joueurs autonomes. Les secondeurs en provenance d’Alabama s’imposent souvent dans la NFL. Evans semble à la fois efficace en couverture de passe et sur le blitz. Les Titans, sans être une formation ultra dominante, n’affichent pas beaucoup de faiblesses évidentes et en Evans, ils ont comblé ce qui se rapproche le plus d’une lacune.

 

  1.  Patriots de la Nouvelle-Angleterre

Isaiah Wynn, bloqueur/garde, (Georgia)

La grande question dans le cas de Wynn est de déterminer si les Patriots pourront l’employer comme bloqueur en remplacement de Nate Solder, ou s’ils le garderont comme garde, où ils sont déjà bien nantis. Il excelle en protection de passe et Tom Brady a été victime de plus d’abus à cet effet dans les dernières années qu’au début de sa carrière.

 

  1. Panthers de la Caroline

DJ Moore, receveur, (Maryland)

Difficile de prédire si Moore sera un véritable receveur numéro un, mais les atouts sont là. Il amènera de la vitesse à l’opposé de Devin Funchess, qui mise davantage sur son physique. Moore n’a pas été appuyé par du jeu solide et stable de ses quarts-arrières dans la NCAA et il devrait bénéficier du bras canon de Cam Newton dans sa nouvelle vie. Moore est finalement sorti avant Calvin Ridley, que plusieurs évaluaient comme le receveur qui serait le premier élu dans cette cuvée.

 

  1. Ravens de Baltimore (échange avec Titans)

Hayden Hurst, ailier rapproché, (South Carolina)

Il y a lieu de se demander s’il n’y avait pas plus urgent pour les Ravens, mais ils ont patiemment descendu au repêchage, en accumulant des choix au passage, pour finir par repêcher à une position qui en était tout de même une de besoin. Hurst permettra à l’attaque de profiter de davantage de flexibilité, mais Joe Flacco devra démontrer qu’il est encore capable de bien distribuer le ballon. Hurst est un bon athlète qui ne craint pas pour autant de s’investir sur le jeu au sol.

 

  1. Falcons d’Atlanta

Calvin Ridley, receveur, (Alabama)

Encore là, deux écoles de pensée s’entrechoquent. Certains peuvent croire que les Falcons ont erré en optant pour un receveur, une position où le besoin ne semblait pas urgent. D’autres affirmeront que l’attaque aérienne était trop centrée autour de Julio Jones et que l’ajout de Ridley lui permettra de respirer. Chose certaine, il deviendra difficile de freiner cette attaque si Ridley se développe rapidement. Entre lui, Jones, Mohamed Sanu et deux porteurs de ballon qui excellent hors du champ-arrière, Matt Ryan aura le choix des cadeaux.

 

  1. Seahawks de Seattle (échange avec Packers, Saints)

Rashaad Penny, porteur, (San Diego State)

Voilà le choix qui a le plus surpris en cette première ronde. Personne, mais alors là personne,  ne voyait Penny sortir aussi tôt. Est-ce que ça signifie qu’il sera mauvais ? Non ! En plus d’être efficace au sol, Penny peut être dangereux sur les retours de bottés. Le seul hic, c’est que les Seahawks ont laissé filer quelques morceaux défensivement durant la saison morte et ne les ont pas remplacés. Penny aurait certainement été disponible plus tard. Peut-être même beaucoup plus tard.

 

  1. Steelers de Pittsburgh

Terrell Edmunds, maraudeur, (Virginia Tech)

Une autre surprise ! Edmunds est un maraudeur physique qui devrait cadrer dans le nouveau modèle hybride des maraudeurs/secondeurs. Tous s’attendaient à ce que les Steelers recherchent un secondeur pour palier à la perte de Ryan Shazier, mais les plus gros noms disponibles étaient déjà partis. Les Steelers auraient choisi Edmunds dans les rondes ultérieures et personne n’aurait rechigné, mais c’est le timing qui laisse perplexe.

 

  1. Jaguars de Jacksonville

Taven Bryan, plaqueur, (Florida)

Il serait étonnant que Bryan voit beaucoup de terrain cette saison, considérant le talent qui foisonne à outrance sur la ligne défensive des Jaguars. C’est donc le cas typique du meilleur joueur disponible plutôt que du besoin. Pour le futur, les Jaguars ont mis la main sur un potentiel bijou qui aura le luxe d’apprendre à son rythme et qui le temps voulu, permettra de pimenter un peu plus la défensive de «Sacksonville».

 

  1. Vikings du Minnesota

Mike Hughes, demi de coin, (UCF)

Une belle valeur pour les Vikings en fin de ronde. L’entraîneur-chef Mike Zimmer n’a jamais caché son amour pour les demis de coin et Hughes, s’il se développe bien, pourrait être appelé à remplacer Trae Waynes, le premier choix de 2016 qui n’affiche pas la constance voulue à ce jour. Hughes, malgré son petit gabarit, pratique un style physique qui cadrera bien avec la défensive des Mauves. Par ailleurs, il est solide sur les retours de bottés de dégagement.

 

  1. Patriots de la Nouvelle-Angleterre

Sony Michel, porteur, (Georgia)

Les Patriots n’ont pas l’habitude de repêcher aussi hâtivement un porteur de ballon, mais ils ont vu en Sony Michel des qualités qui cadrent parfaitement avec leur système. Même s’il n’a pas été utilisé à profusion pour capter des passes, les habiletés sont là et plusieurs avancent même des comparaisons avec Alvin Kamara, le jeune prodige des Saints. Ça reste à voir et Michel devra impérativement protéger le ballon, lui qui a commis trop souvent des échappés sur la scène universitaire.

 

  1.  Ravens de Baltimore (échange avec Eagles)

Lamar Jackson, quart-arrière, (Louisville)

Toute une bombe pour terminer la première ronde! Les Ravens montrent qu’ils ne sont peut-être pas si loin de mettre un terme à l’ère Joe Flacco, même si Lamar Jackson demeure un projet. Athlète sensationnel, il a montré des signes encourageants d’amélioration comme quart-arrière et les Ravens estiment qu’ils ont le personnel en place pour bien l’épauler dans son apprentissage. L’organisation a fait le bon choix de s’avancer en fin de première ronde pour aller le chercher, puisque les choix de premier tour viennent avec une cinquième année d’option à leur contrat, ce qui donne de la souplesse aux Ravens.