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Le temps d’une paix

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La semaine dernière, je suis allé faire un show dans le petit village de Buckland, dans Chaudière-Appalaches, pour l’émission Comédie sur mesure. Le concept est simple : tu passes deux jours à faire différentes activités au village et, le dernier soir, tu fais un show en hommage aux gens de la place en racontant ton expérience parmi eux.

Au village, il n’y avait pas de réseau cellulaire, on avait seulement l’internet au chalet. Laissez-moi vous dire que ça fait du bien. D’ailleurs, c’était trop drôle de voir notre gang de Montréalais sauter sur nos téléphones dès qu’on revenait au chalet après la journée de tournage. Ouin, on n’est pas accros pantoute.

Des aventures

En moins de deux jours, je me suis fait humilier dans un concours de sciage de bois, une chèvre trop affectueuse s’est aiguisé les cornes sur mes fesses, j’ai mangé de la tire d’une façon disgracieuse jusqu’à en avoir mal au ventre (comme d’habitude) et lorsque je suis arrivé sur une ferme pour flatter les chevaux, le premier que j’ai croisé a senti le besoin... de faire ses besoins.

Gitane, la maman du clan m’a dit : « C’est signe qu’il se sent à l’aise. » Je vais prendre ça comme un compliment, mais des fois une petite gêne, ça fait du bien aussi.

Puis, j’ai vécu l’ultime trip de mon séjour : descendre une pente de ski sur un hood de char. Oui, vous avez bien lu. J’avais exprimé le désir de réaliser mon fantasme de gamin de faire du crazy carpet dans une station de ski. Les gens de Buckland ont poussé l’idée un peu plus loin. Joël et son beau-frère m’ont concocté le crazy carpet du siècle avec un capot de voiture, et pas n’importe quel : un capot de char de police.

La gang du Massif du Sud est embarquée dans mon trip. Question de ne pas prendre de chance, ils ont assigné Étienne, le chef médical du centre pour m’accompagner... toujours rassurant. Ils ont fait des paris à savoir si j’allais perdre le contrôle et finir par frencher un arbre.

Du coup, environ 20 personnes, incluant l’équipe technique de l’émission, se sont regroupées pour assister à ma descente. En les voyant, je me suis dit : si mon idée attire autant de monde... c’est peut-être pas une si bonne idée finalement.

En moins de deux, je surfais sur la neige comme un yeti en mission. J’ai frôlé la forêt de peu, mais je vous confirme qu’aucun accouplement avec un conifère ne s’est produit.

Après la descente, comme un gamin de 10 ans, je me suis écrié : « encore ! »

Petit paradis

Je pourrais vous parler pendant longtemps de mon séjour à Buckland, mais je vais le résumer en disant que c’était une pure joie de me retrouver dans un endroit où les plaisirs simples de la vie sont encore au rendez-vous.

Même si tu n’es qu’à 45 minutes de Québec, tu as l’impression d’être à l’autre bout du monde.

J’ai découvert une communauté unie où tout le monde peut compter sur son voisin pour l’aider quand le besoin s’en fait sentir.

Merci à Joël « les beaux yeux », Gitane « la championne de la coupe de bois » et sa famille, Marc pour m’avoir fait découvrir qu’une corne de chèvre, ça réveille, Luc et Étienne le père Noël sur l’acide et tous les gens de Buckland. Évidemment, mention spéciale à Vincent Nazaire pour tes anecdotes qui sont dignes d’un show d’humour.

C’est génial de savoir que le paradis est moins loin qu’on le pense.