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6 raisons de prendre un bain de forêt

6 raisons de prendre un bain de forêt
photo fotolia

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Encore une japonaiserie qui nous enseigne à mieux vivre : le shinrin-yoku. Il s’agit en quelque sorte d’un bain de forêt. Comme la belle saison revient lentement, on pourra en profiter pour aller se balader et se faire du bien. Qu’en est-il au juste de cette pratique ?

1. Qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une marche très lente en forêt réputée bonne pour la santé physique et psychologique. Ce n’est pas une séance de mise en forme, on entre plutôt dans un état méditatif. On avance très lentement : moins d’un kilomètre à l’heure serait une bonne vitesse de croisière.

2. D’où ça vient ? Dans les années 1980, le ministère de la santé japonais a reconnu le shinrin-yoku comme mesure de santé en médecine préventive. Plusieurs recherches avaient permis de constater que les gens qui pratiquent cette activité voient diminuer la tension, la dépression, la fatigue, l’anxiété et la confusion. En 2007, E. Morita et des collaborateurs ont étudié 498 volontaires de ces balades. Un jour, ils marchaient, le suivant, ils ne marchaient pas. Les jours de marche, les sentiments d’hostilité et de dépression baissaient et la vivacité augmentait. Plus la personne était stressée, plus le bain de forêt la calmait.

3. Les phytotoncides. Les bienfaits proviendraient en partie des phytotoncides, des molécules libérées dans l’air par les arbres et les plantes qui leur servent entre autres de moyen de défense contre les bactéries et les champignons. Nous, marcheurs, captons ces molécules en les respirant et cela diminue notre taux de cortisol, ralentit nos battements cardiaques, abaisse notre pression systolique et renforce notre système immunitaire.

4. Comment faire ? Pendant un bain de forêt, on délaisse ses préoccupations, on oublie ses soucis, on se met dans l’état d’esprit d’avoir une sorte de conversation avec la nature, en particulier avec les arbres. On n’emporte ni téléphone ni appareil photo, car cela nous dissiperait. On apporte une petite couverture pour s’asseoir et de l’eau à boire. Si l’on y va à deux ou à plusieurs, on garde le silence pendant « le bain ».

5. Où aller ? Évidemment, on ne peut pas tous quitter la ville quand on veut. Dans son blogue, la guide de shinrin-yoku Bernadette Rey nomme quelques lieux à Montréal et dans les environs qui conviennent bien : le mont Royal, le mont Saint-Bruno, l’Arboretum Morgan, le Bois de l’Équerre à Laval, etc. Si vous habitez Québec ou une région, vous connaissez certainement les beaux endroits. Pour choisir votre forêt ou votre parc, dites-vous qu’il ne faut ni voir ni entendre les autos, et que si des arbres vous entourent et vous dépassent, vous êtes à la bonne place. Le Québec serait idéal pour le shinrin-yoku puisque les érables, les pins, les chênes et les bouleaux font partie des meilleurs arbres à contempler.

6. Le « sit spot ». Autre proposition de la guide Bernadette Rey : trouver son « sit spot », son lieu d’ancrage en ville ou en forêt. C’est un endroit où vous prenez le temps de vous déposer. Au fond, il s’agit du simple geste de s’arrêter et de s’asseoir sur son banc de parc préféré pendant 20 minutes, en ne faisant rien.

www.shinrin-yoku-quebec.org