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Les années 1990 à l'honneur dans le spectacle de P-A Méthot

L'humoriste présente samedi son party au Centre Vidéotron

Quebec
PHOTO Stevens LeBlanc P-A Méthot s’est prêté au jeu devant la lentille de notre photographe, lors d’une balade dans l’édifice des Remparts, quelques jours avant son spectacle Party 90.

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P-A Méthot est gonflé à bloc pour son 3e spectacle concept, Party 90, présenté samedi, un soir seulement, dans un Centre Vidéotron qui brillera aux couleurs des années 1990. En humour et en musique, il nous replongera 25 ans en arrière, dans une décennie « riche en sujets à exploiter ».

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Photo Stevens LeBlanc

« Les années 90, ç’a été plus facile pour les textes que les années 1980, explique P-A Méthot, lors d’une visite au Centre Vidéotron, la semaine dernière. En 1990, ç’a été l’explosion des médias, du web. Il y a eu une ouverture sur beaucoup de choses, comme une diversité de styles vestimentaires. La musique allait dans tous les sens. Il s’en est passé, des choses, comme la crise d’Oka, le référendum, le bogue de l’an 2000, l’affaire Clinton, le déluge du Saguenay... »

Cela dit, pas question de miser sur l’aspect négatif du contexte social et politique, affirme P-A Méthot, qui garde un très beau souvenir de sa vie personnelle durant cette époque.

En collectif ou en solo, les humoristes Rachid Badouri, Dominic Paquet, Jean-Michel Anctil et Patrick Groulx ont concocté des numéros ayant pour thème les années 1990. En musique, Noir Silence, Dubmatique et Boom Desjardins feront leurs plus grands succès popularisés au cours de cette même décennie, avec une dizaine de musiciens et parfois des danseurs.

P-A Méthot confie avoir essayé d’attirer des artistes comme Alanis Morissette ou David Usher. « Mais pour faire deux tounes, ils me coûtaient quasiment le prix de mon show au complet. »

Un succès

En regardant le plan de salle pour samedi, on constate que plusieurs milliers de billets ont trouvé preneurs. On se souvient que son Party 80 avait attiré 15 000 spectateurs au Centre Bell et au Centre Vidéotron. Cette fois-ci, il ne reste que quelques centaines de billets sur les 7500 mis en vente.

« Ça marche parce que le monde aime ça, des partys, explique-t-il. Là, on a une soirée avec de l’humour, de la musique, des projections, un gros décor, des artistes de tous bords tous côtés. Les gens se déguisent et ils tripent [...] On met le paquet et on fait vivre au monde une méchante belle soirée. Tout ça, avec des billets abordables. »

Un grand défi

P-A Méthot est fébrile pour samedi. Il confie que l’expérience de faire un gros spectacle une seule fois, « c’est brûlant, c’est tripant », dit-il avec enthousiasme.

« C’est moi qui ouvre le show et le défi est là. Je dois mettre l’énergie dans le piton pour garder ça toute la soirée. Et il faut aussi remplir la place. On prend un risque à chaque fois. »

Tout ça pour une seule représentation. « Après ça, tu retournes chez vous, tu t’assois sur le divan en bobettes en mangeant un petit yogourt et tu regardes les nouvelles. C’est fait. Tout ça pour ça. Mais j’aime tellement ça ! »

Y aura-t-il une édition spéciale années 2000 ? « Je ne sais pas. J’en ai fait beaucoup. C’est certain qu’il y a plein de sujets. On verra », dit celui qui lancera à l’automne son prochain spectacle solo, Faire le beau.


P-A Méthot et ses invités seront en spectacle, au Centre Vidéotron, samedi, à 19 h 30.

 

Questionnaire 1990

Ton look favori des années 1990 ?

P-A et son look salopette des années 1990!
Photo courtoisie
P-A et son look salopette des années 1990!

La salopette. Que j’aimais ça ! J’en avais même une brune en corduroy. Je dansais sur les pistes de danse avec ça. J’avais l’air d’un gars qui voulait s’ouvrir une ferme. J’en avais une courte pour l’été. Ça s’enlevait vite. C’est dans les mêmes années que j’ai découvert le sexe. Et j’assume aussi le bas blanc. Quand j’ai des « runnings » blancs, je ne peux pas avoir autre chose que des bas blancs dans les pieds.

Que ramènerais-tu de la décennie 1990 ?

Je ramènerais le temps où on s’appelait pour faire de quoi. Le temps où on s’appelait pour savoir comment ça va. On se rassemblait, on allait prendre une bière sur une terrasse et personne n’avait de cellulaire. Et quand tu avais besoin d’internet, il fallait que tu trouves un café internet. Sinon, je ramènerais la pizza McDo et la grosseur des œufs Cadbury.

Es-tu plus Nirvana ou Backstreet Boys ?

Kurt Cobain
Photo courtoisie
Kurt Cobain

Nirvana, tellement ! Moi, le grunge, ça m’a fait plaisir dans ma vie. Parce que ce n’était pas du heavy métal, mais ce n’était pas de la pop non plus. Et il y avait souvent des tounes où il y avait des pas trop longs solos de guitare. Tous les guitaristes peuvent jouer du grunge. C’était tripant, on pouvait se déchaîner, tout le monde connaissait les tounes quand on voulait en jouer. Mais j’assumais aussi la pop.

Es-tu Canadien ou Nordiques ?

Malgré mon chandail des Nordiques, Canadien. À cause de ma grand-mère. Chez nous, en Gaspésie, ça écoutait le hockey. Ma grand-mère gageait avec les chums de mon père. Chez nous, c’était rouge Canadien. Quand je suis arrivé à Québec, j’ai commencé à être un peu plus Nordiques, mais ça n’a pas duré longtemps, ils sont partis en 1995 ! Mais en même temps, je n’aime pas suivre le hockey. Je suis trop TDA pour ça. Après une période, je ne sais plus quoi faire. Mais je suis accro au curling par contre !

Quel âge avais-tu en 1990 ?

J’avais 17 ans. J’étais au cégep, j’arrivais à Québec. J’allais au Petit Séminaire. Je découvrais la vie en ville, loin de mes parents. J’ai découvert les bars, les sorties. Je me suis intéressé beaucoup à la musique. Les années 1990, ç’a vraiment été une belle période de ma vie. En 1996, à 23 ans, j’ai fait mes premiers pas en humour. À l’époque, je travaillais chez Archambault sur la rue Saint-Jean. Mais j’étais à l’université en relations industrielles. Mon père travaillait là-dedans, et j’avais l’intention de retourner travailler en Gaspésie.