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TKO au Centre Vidéotron: Barriault prêt à épater Québec

Brendan Kornberger et Marc-André Barriault ont promis d’en mettre plein la vue, vendredi soir.
Photo Stevens Leblanc Brendan Kornberger et Marc-André Barriault ont promis d’en mettre plein la vue, vendredi soir.

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Il frappe aux portes de l’UFC et, déjà, on parle du combat qu’il livrera face à Brendan Kornberger (9-3, 6 K.-O.), vendredi soir au Centre Vidéotron, comme étant son dernier avec l’organisation TKO MMA avant de faire le saut dans le grand circuit. Malgré tout, Marc-André Barriault (9-1, 6 K.-O.) refuse de crier victoire trop rapidement.

Évidemment, une victoire face à Kornberger mettrait davantage les chances de son côté. S’il ne désire pas trop s’avancer sur les plans de l’UFC à son endroit, il confirme qu’il a « entendu des choses » à son sujet au cours des dernières semaines. Le gala UFC du 28 juillet prochain, à Calgary en Alberta, serait dans la mire.

« Une victoire accélérerait les choses et ce serait le scénario parfait. Par contre, ils [UFC] avaient déjà un œil sur moi avant que j’obtienne ma ceinture. Je faisais déjà partie de leurs espoirs », mentionne le champion TKO des poids moyens.

COMBAT ATTENDU

Barriault et Kornberger ont vécu leur premier vrai face-à-face mercredi, au Centre Vidéotron. Pour le promoteur Stéphane Patry, il s’agit des deux meilleurs poids moyens ne faisant toujours pas partie de l’UFC.

« S’il avait été présenté au Japon, j’aurais pris l’avion pour voir ce combat-là », assure-t-il.

Barriault sait d’ailleurs pertinemment que le combattant de Vancouver ne sera pas une proie facile.

« Je vais gagner parce que je suis un gagnant dans la vie, un combattant, assure-t-il toutefois. Mon parcours a été représentatif de ça. J’ai maintenant une autre motivation, celle d’avoir la ceinture. En étant champion, je me suis entraîné comme un champion. Je suis prêt à faire cinq rounds s’il le faut, mais rendu au troisième, ce sera le début de la fin pour lui. »

KORNBERGER RIPOSTE

Kornberger, qui s’était montré passablement volubile sur les réseaux sociaux au cours des dernières semaines, publiant quelques vidéos dans lesquelles il narguait Barriault, a préféré jouer la carte de la sobriété, mercredi.

Toutefois, il a assuré qu’il ne repartirait pas de Québec les mains vides.

« Il y a plusieurs façons dont ce combat pourrait se terminer, mais il est clair qu’à la fin, c’est moi qui aurai le poing en l’air. Les gens ne comprennent pas tant qu’ils ne m’ont pas affronté. C’est comme si je les plongeais dans l’eau et que je les poussais de plus en plus vers le fond, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus capables et veuillent abandonner. C’est ce qui va arriver. Je ne sais pas si ce sera au deuxième, troisième ou quatrième round, mais je sais qu’à un certain moment, il voudra sortir, et l’arbitre n’aura pas le choix de l’aider. »

TKO ne veut plus de promotions en série

Marc-André Barriault n’est pas le seul combattant sous contrat avec TKO qui pourrait faire le saut, éventuellement, dans l’UFC. Toutefois, il ne faudrait pas parier sur une vague de promotions vers le grand circuit.

C’est que le promoteur Stéphane Patry reconnaît avoir appris de ses erreurs du passé. Au milieu et à la fin des années 2000, il avait permis à plusieurs de ses athlètes de graduer en UFC : Georges St-Pierre, David Loiseau, Patrick Côté, Sam Stout et Mark Hominick, entre autres.

Problème, toutefois : l’organisation s’était retrouvée sans réelle tête d’affiche. « Heureusement, à l’époque, on s’était tourné vers Steve Bossé. Par contre, quand j’ai relancé TKO avec l’UFC, l’entente était que je n’allais plus jamais vider mon organisation comme on l’avait fait. S’ils sont intéressés à un athlète ou deux, on comprend ça. Par contre, si Marc-André Barriault gagne vendredi et fait le saut en UFC, pour les autres, ça va être plus long », a-t-il mentionné avec honnêteté.

UNE CARTE INTÉRESSANTE

Patry l’a d’ailleurs répété mercredi, même si quelques combats ont changé de visage en cours de route en raison du désistement de certains combattants, tous les combats présentés vendredi seront relevés. Pas de « gros Mexicain qui va venir ici pour perdre », assure-t-il.

Il se réjouit d’ailleurs des remplaçants qu’il a réussi à trouver, notamment l’adversaire de Jo Meunier, Menad Abdella, qui remplacera Pedro Gotsinsky, ou celui de Jesse Arnett, Sebastian Ruiz, un jeune Péruvien de 19 ans qui n’a toujours pas subi la défaite, que ce soit en arts martiaux mixtes, en boxe thaïlandaise ou en kickboxing.

« Ce ne sont pas des paroles de promoteur, ce sont tous des remplaçants de grande qualité. Menad Abdella, pour moi, peut battre Gotsinsky n’importe quand. Il est très bon et n’a jamais perdu. Quant à Ruiz, c’est un champion de boxe thaï et l’erreur que fait souvent Arnett dans ses combats, c’est qu’il reste un peu trop longtemps debout. Il est tellement orgueilleux qu’il va rester debout avec Ruiz », a-t-il mentionné.

Patry a d’ailleurs confirmé que TKO MMA reviendrait au Centre Vidéotron, le 21 septembre prochain.