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Des étudiants enverront un satellite dans l'espace

Pour améliorer les communications lors des tempêtes solaires

Claude Samuel Chrétien, étudiant en génie électrique; David Rancourt, professeur en génie mécanique; Chloé Mireault-Lecourt, étudiante en génie électrique; Julien Sylvestre, professeur en génie mécanique; David Roy-Guay, étudiant post-doctoral en génie électrique, et Patrik Doucet, doyen de la Faculté de génie, au lancement du projet de nanosatellite de l'Université de Sherbrooke.
Photo Caroline Lepage Claude Samuel Chrétien, étudiant en génie électrique; David Rancourt, professeur en génie mécanique; Chloé Mireault-Lecourt, étudiante en génie électrique; Julien Sylvestre, professeur en génie mécanique; David Roy-Guay, étudiant post-doctoral en génie électrique, et Patrik Doucet, doyen de la Faculté de génie, au lancement du projet de nanosatellite de l'Université de Sherbrooke.

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SHERBROOKE | De futurs ingénieurs de Sherbrooke développeront un satellite de la taille d’une pinte de lait qui sera lancé dans l’espace pour mesurer l’impact des tempêtes solaires sur les communications radio, les GPS et les réseaux électriques.

Au cours des trois prochaines années, 125 étudiants de l’Université de Sherbrooke concevront un nanosatellite, qui sera placé sur une fusée pour se rendre dans l’espace.

Selon David Rancourt, professeur en génie mécanique, le petit satellite sera propulsé à la vitesse de 8 kilomètres par seconde, soit la distance entre Montréal et Québec en 30 secondes. Il fera le tour du monde environ 15 fois par jour, et ce, pendant quelques mois.

Le projet vise à démontrer une nouvelle technologie de capteur pour mesurer des champs magnétiques dans l’espace et ainsi améliorer les communications radio, les GPS et les réseaux électriques lors des tempêtes solaires.

D’après Julien Sylvestre, professeur en génie mécanique de l’Université de Sherbrooke, des tempêtes solaires ont causé des pannes majeures du réseau électrique, au Québec, dans les années 1980.

Même si les tempêtes solaires sont plutôt rares, M. Sylvestre y voit une belle occasion de développer une application concrète d’avant-garde des technologies quantiques dans l’espace.

L’Agence spatiale canadienne finance ce projet grâce à une subvention de 200 000 $ sur trois ans.

Défi colossal

Pour ce faire, les participants partiront d’un magnétomètre quantique à base de diamant qu’a développé l’étudiant post-doctoral en génie électrique, David Roy-Guay. Ce prototype actuel a la taille d’un ordinateur portable, mais devra être miniaturisé pour avoir une grandeur comparable à une pinte de lait.

Ce format standard permettrait de diminuer les coûts de mission dans l’espace.

Selon M. Roy-Guay, il s’agit d’un défi colossal pour les étudiants qui devront intégrer l’électronique de contrôle, les batteries, les panneaux solaires, les antennes, etc. dans le tout petit satellite.

De plus, les équipes interdisciplinaires développeront une station terrestre qui communiquera avec le satellite quatre fois par jour.

«La majorité de ces contacts seront utilisés pour récupérer les mesures du senseur quantique, mais également pour permettre la transmission de commande vers le satellite», explique Chloé Mireault-Lecourt, étudiante en génie électrique.

Intéresser les jeunes

Pour M. Sylvestre, ce projet vise également à intéresser les élèves du secondaire et du collégial de l’Estrie aux sciences. C’est pourquoi des ateliers d’introduction à l’aérospatiale, portant sur la fabrication d’antennes avec des rubans à mesurer ou les systèmes de communication sans fil, leur seront offerts.