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Faire aimer l’histoire, un beau programme!

<b><i>Faire aimer l’histoire</i></b><br>
Aux Éditions Septentrion, 200 pages<br>
Disponible en librairie
Photo courtoisie Faire aimer l’histoire
Aux Éditions Septentrion, 200 pages
Disponible en librairie

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Quelle merveilleuse histoire que celle racontée, entre autres, par Denis Vaugeois autour de Jacques Lacoursière, historien émérite, dont la mémoire commence peu à peu à faire défaut !

C’était un peu avant la création du ministère de l’Éducation, à l’époque où notre histoire commençait à être enseignée dans les écoles, du moins dans ses nouvelles versions et interprétations. Imaginez un peu. Jusqu’alors, les Amérindiens étaient pratiquement inexistants dans nos manuels d’histoire, sinon sous le rôle du mauvais.

Vaugeois, merveilleux raconteur, rappelle la naissance désirée du Boréal Express, l’ancêtre de la maison d’édition Boréal, aux côtés de son ami Jacques Lacoursière. Ils vont publier ce journal, à raison d’un par mois, en le situant aux différentes périodes marquantes de notre histoire. Ainsi, le premier numéro, tiré à 15 000 exemplaires et publié en 1962, porte la date de 1524, soit avant l’arrivée de Jacques Cartier. À la une, on peut lire : « Les Agniers, champions internationaux à la cross ! » Ou encore une nouvelle écrite par un envoyé spécial à Stadaconné : « Un nouveau danger : le surpeuplement ». Il est rédigé comme si on était réellement à cette date. Il fait donc une large place aux Amérindiens (ce nom n’existait pas à l’époque, pas plus que Premières Nations). « Il faut rappeler, dit Vaugeois, qu’en 1962 nos archéologues font des fouilles en Méditerranée et nos anthropologues s’intéressent aux Africains. Dans les départements d’histoire, il n’y a aucun cours sur les Amérindiens. » Guy Frégault réussit même le tour de force de publier un livre sur la défaite de 1760, intitulé French and Indian War, « sans vraiment parler des Indiens ».

10 ans plus tard

Imaginez maintenant que dix ans plus tard, l’éditeur Pierre Tisseyre propose à Lacoursière de publier une série de 15 volumes en histoire, de 96 pages chacun, au rythme d’un par semaine, et qui seront vendus dans les magasins d’alimentation Steinberg, l’ancêtre des Provigo. Rien de moins ! Pour réussir ce tour de force, Lacoursière s’adjoint les services d’Hélène-Andrée Bizier, qui a déjà collaboré avec lui. L’engouement pour notre histoire ne se dément pas et l’éditeur organise un gros lancement au Salon bleu du Ritz-Carlton, rue Sherbrooke à Montréal, où l’on se bouscule pour assister à l’événement.

Rapidement, Lacoursière deviendra le chouchou des médias, aussi bien à Radio-Canada qu’à Télé-Québec (Radio-Québec à l’époque). On le sollicite de toutes parts, même au moment de la création de la fameuse série jeunesse Passe-Partout. L’histoire sous toutes ses formes et manifestions est même à l’origine d’une station radiophonique, Radio-Cité FM 107.

Des séries radiophoniques comme l’Histoire du crime ou l’Histoire des familles au Québec assureront la pérennité de la station. Quelques années plus tard, il sera le recherchiste attitré de Denys Arcand pour le projet du siècle, la série Duplessis diffusée à la télé de Radio-Canada.

Puis l’éditeur français Robert Laffont lui propose de diriger le projet Nos Racines qui « deviendra, pendant plusieurs années, le plus précieux réservoir d’illustrations en histoire du Québec » et sera même vendu en fascicules dans les kiosques à journaux. « Chaque fascicule est une boîte à surprises. » On y apprend, entre autres, que « Champlain, qui fit vingt et un voyages sur l’Atlantique, ne savait même pas nager » ou qu’« au dix-huitième siècle, la quête dans les églises était faite par de jeunes femmes généreuses à tous égards et décolletées en conséquence » !

Bref, ce livre-hommage est aussi une boîte à surprises qui nous donne le goût de l’histoire et de connaître un peu plus nos racines.

Sur la piste du Canada errant

Jean Morisset, Éditions Boréal
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Jean Morisset, Éditions Boréal

 

Je me demande encore si nous avons bien fait, nous, de ma génération de militants indépendantistes, de forcer le changement de vocable de Canadiens français à Québécois, au début des années soixante. Quelqu’un me disait récemment que le Québec était ainsi devenu une immense réserve, alors que les Canadiens français aspiraient à tout le territoire du Canada. Combien de millions de Canadiens français ont été forcés d’immigrer au sud parce que les Anglais du Canada les ont forcés en les privant de terres cultivables, ou en les séparant de leurs frères amérindiens, entre autres ? Un livre pour ne pas décolérer.

Despotisme sans frontières/Les ravages du nouveau libre-échange

Simon-Pierre Savard-Tremblay, VLB éditeur
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Simon-Pierre Savard-Tremblay, VLB éditeur

 

Si vous doutiez encore des méfaits du néolibéralisme, si vous pensez que le libre-échange est la solution à tous nos problèmes, cet opuscule va remettre les pendules à l’heure. Dans cette logique marchande, « les services publics sont appelés à être convertis à une logique de marché » et on pourrait bien considérer le médecin, par exemple, comme « des vendeurs de services, encadrés par les lois du commerce », nous prévient l’auteur, qui appelle à la « démondialisation » pour retrouver un juste équilibre entre intérêts nationaux et internationaux.

La beauté des rêves

Jean-Claude Lord, Éditions Les Intouchables
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Jean-Claude Lord, Éditions Les Intouchables

 

Il a révolutionné les séries télévisées, avec Lance et compte, qui a marqué un avant et un après dans notre télévision. Il a aussi marqué le milieu du cinéma avec des films-chocs comme Parlez-nous d’amour, écrit avec Michel Tremblay, Bingo, inspiré des événements d’Octobre 1970, ou Les Criminelles sur le travail du sexe. Il a aussi tourné aux États-Unis des films à succès. On découvre dans cette autobiographie un homme vulnérable et attentionné à la recherche de la perfection et d’idées originales, un cinéaste inspiré à qui on n’a pas encore rendu pleinement grâce.

Dictionnairegéographique du Québec

Normand Cazelais, Éditions Fides
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Normand Cazelais, Éditions Fides

 

La belle saison, propice au voyage et aux découvertes, approche. Ce dictionnaire géographique est tout indiqué à la fois pour parfaire vos connaissances lexicales et celles des beautés des principales régions du Québec. Vous découvrirez ce qu’est un verrou, une vallée suspendue, un piémont, un bourrelet et vous saurez où découvrir des Marigots. Bonne route !