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Le leadership de Lisée divise le caucus péquiste

Hivon est la seule capable de faire bouger l’aiguille, selon des députés

En janvier dernier, la députée Véronique Hivon est devenue la vice-chef du Parti québécois. Elle est ici photographiée en compagnie du chef du PQ, Jean-François Lisée, en avril, au Parlement de Québec.
Photo d’archives, Simon Clark En janvier dernier, la députée Véronique Hivon est devenue la vice-chef du Parti québécois. Elle est ici photographiée en compagnie du chef du PQ, Jean-François Lisée, en avril, au Parlement de Québec.

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Il n’y aura pas de putsch contre Jean-François Lisée, mais des députés péquistes croient qu’il serait souhaitable que leur chef évalue la possibilité de céder sa place à Véronique Hivon.

Le famélique appui dont bénéficie le Parti québécois (PQ) auprès de l’électorat depuis plusieurs mois « inquiète » évidemment les élus péquistes.

À 20 % dans les sondages, « c’est sûr que ça ne va pas bien », convient-on en coulisses.

L’impopularité du chef est un sujet de conversation récurrent dans les rangs du PQ.

« Jean-François Lisée a de la difficulté à passer dans la population, il le sait, tout le monde le sait », confie un élu.

La députée Véronique Hivon est la politicienne ayant la cote d’amour la plus élevée, tous partis confondus.

« Elle rayonne beaucoup plus, elle peut faire bouger l’aiguille », dit un autre.

En bon stratège, Jean-François Lisée l’a d’ailleurs sacrée vice-chef du PQ en janvier dernier.

Pourrait-elle redonner un peu de vigueur au parti si elle tenait seule les rênes ? Des députés y croient, d’autres pas.

Une chose semble toutefois certaine : personne ne va demander à Jean-François Lisée de céder son siège de chef. La décision devra venir de lui. « Il n’y aura pas de putsch », insiste-t-on.

Durant la campagne référendaire de 1995, l’ancien premier ministre Jacques Parizeau s’était effacé au profit de Lucien Bouchard, beaucoup plus populaire.

Un scénario que se plaisent à rappeler ceux qui aimeraient bien voir Véronique Hivon prendre du galon.

« Il n’est jamais trop tard », confie un élu péquiste.

La principale intéressée dit ne pas être au courant d’un mouvement qui la propulserait seule à l’avant-scène.

« Mon téléphone n’a pas sonné hier », a-t-elle fait savoir à notre Bureau parlementaire.

« Pas de sens »

D’autres députés sont fortement opposés à un changement de chef, qui plus est à cinq mois des élections. « Ça n’a pas de sens », lance un élu du PQ.

Plusieurs doutent de l’effet réel d’une hypothétique candidature de Véronique Hivon au poste de chef péquiste sur l’électorat québécois.

Certains péquistes misent gros sur les talents de débatteur de Jean-François Lisée durant la campagne électorale pour remettre le parti dans la course. « Ça peut être un tournant », dit-on.