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Les grands hôteliers à la bourse

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Q L’été, la saison des vacances, est arrivé : les grands hôteliers sont-ils de bons investissements ?


R À long terme, oui.

Tout semble avantager cette industrie. Voici quelques tendances :

• L’économie américaine fonctionne à plein régime (croissance prévue de 2 % à 2,5 % en 2018) : salaires, immobilier et... confiance sont à la hausse. Touristes et gens d’affaires voyagent plus que jamais et dépensent davantage.

• Compétition accrue des transporteurs aériens : les prix des billets d’avion baissent ou n’augmentent pas.

• Les milléniaux représenteront 50 % des voyageurs en 2025 aux États-Unis et voyagent beaucoup ! Ils ont dépensé 31 % de plus en 2017 dans leurs voyages qu’en 2016.

• Le nombre de voyageurs internationaux (notamment d’affaires) explose : Dubaï et Beijing sont désormais les aéroports les plus achalandés au monde, après Atlanta et devant Londres.

• Les Chinois investissent massivement dans l’industrie : 4,7 milliards (G) $ US en 2017 et plus de 10 G$ US prévus cette année ; par exemple, China Life a misé 2,2 G$ US dans Starwood (quoique HNA veut revendre ses 25 % de Hilton pour 6,6 G$ US).

Depuis 20 ans, le nombre de départs internationaux a doublé. Et chaque année, s’ajoutent des millions de nouveaux membres de la classe moyenne, surtout en Asie, mais aussi en Amérique latine et même en Afrique.

La croissance mondiale de l’industrie prévue pour 2018 jouera entre 5 % et 6 %, selon Deloitte, avec des records de réservations de 170 G$ US. Par rapport à 2017, les revenus par chambre grimperont de 2,4 %, de même que les revenus par chambre disponible, de 3 %.

Le marché l’avait anticipé : tous les titres des leaders ont enregistré des gains en bourse à partir de novembre 2017, mais se sont stabilisés depuis janvier.

Mises en garde

L’industrie hôtelière mondiale connaît des cycles de dix ans. Le cycle actuel tire peut-être à sa fin. Car, dans de nombreux marchés clés, de nombreux complexes hôteliers ont été construits ou en prévision de l’être, ce qui affecte le rendement de tous. Ça se confirme déjà à New York et Chicago.

Les revenus sont également grugés par les services de réservation en ligne, dont les ventes ont pour la première fois en 2017 excédé celles des sites web des hôteliers. Et il y a la menace Airbnb, même si elle tend à s’essouffler un peu partout, à mesure que les gouvernements brident ce joueur insatiable par de nouvelles règles de zonage ou fiscales.

Les hôtels doivent s’adapter par de nouveaux services de conciergerie, notamment axés sur le bien-être (spa, médecins, nutritionnistes...). Et ils devront mousser davantage l’accueil rapide ou l’utilisation des médias sociaux en promotion et... en gestion des plaintes. Et l’impact d’une éventuelle hausse du prix du pétrole sera indéniable.

Rendements inégaux

De très grosses bannières sont inscrites en bourse, mais le rendement diffère grandement d’une à l’autre. Voici les cinq leaders mondiaux selon les revenus ($ US) et le rendement en 2017 : Marriott (22,9 G - 1,22 %), Hilton (9,4 G - 0,73 %), Accor (5,5 G – 2,12 % – OTC à New York), Wyndham (5,1 G - 2,28 %) et Hyatt (4,4 G - 0,77 %). À vous de faire vos choix.

- Les informations publiées dans cette chronique ne constituent pas des conseils ou des recommandations formulées par Le Journal. Toute personne intéressée doit consulter les conseillers ou professionnels autorisés pour ces fins par l’Autorité des marchés financiers.