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Les garçons contre les filles

Les garçons contre les filles
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Les données de l’Institut du Québec ont remis sur la table un constat effectué depuis de nombreuses années : les garçons réussissent moins bien que les filles à l’école. Ce fait est connu, il est largement étudié, et contrairement à ce qui a été affirmé dans les derniers jours, de nombreuses initiatives ont été mises en place pour essayer de réduire cette disparité.

Des programmes spéciaux

Il s’est créé beaucoup de programmes pour encourager les garçons à persévérer. Les programmes sports-études, par exemple, ou encore des programmes d’apprentissage d’un métier où le jeune est financé pour apprendre. Il y a aussi des initiatives plus locales qui mériteraient sûrement de s’étendre, comme le programme « Mieux soutenir nos garçons » créé en avril 2017 par la MRC des Sources pour aider les tout-petits.

Nous savons également qu’une des raisons de ce retard s’explique, entre autres, par les difficultés de lecture des garçons. Comme le mentionnait en 2016 le professeur émérite Égide Royer, la lecture étant au cœur de l’apprentissage, tant des sciences que des sciences humaines, un retard peut entraîner des lacunes sur le long terme.

Plus de recherches

Il ne s’agit pas de créer une compétition entre les filles et les garçons, ou encore de continuer à véhiculer des mythes et des faussetés sur le milieu de l’éducation pour que les choses rentrent dans l’ordre. Il faut simplement prendre les données connues, étudiées, validées, et les appliquer.

Mais je l’ai déjà dit, le problème en éducation ce n’est pas le manque de recherches, c’est le regard hautain que l’on porte sur ce pan d’études. Car nous pensons que, puisque nous sommes déjà passés par l’école étant petits, nous avons tous un doctorat en la matière. Mais s’il ne s’agit pas d’avoir eu une thérapie pour devenir psychologue, c’est la même chose pour être pédagogue.