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Sarah Bélisle

Pot de discorde

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Le pot est devenu une véritable pomme de discorde entre Ottawa et Québec. La chicane sur la culture à domicile s’est envenimée au point où le recours aux tribunaux a été évoqué.

Le ton a monté après que des sénateurs se sont rangés du côté du Québec. La province veut interdire la culture à la maison, alors qu’Ottawa veut permettre jusqu’à quatre plants. Le premier ministre Justin Trudeau s’est montré inflexible en disant que « la loi fédérale, c’est la bonne, et c’est celle-ci qu’on va s’attendre à ce que les gens suivent ».

Ce qui a provoqué une réponse virulente de Québec. Laissant planer la menace d’un recours aux tribunaux pour faire valoir la compétence provinciale, la ministre Lucie Charlebois a parlé de « fédéralisme de guerre ». Philippe Couillard a lancé à la ministre fédérale de la Santé que « si elle ne veut pas de chicane, qu’elle nous laisse administrer ça comme on le pense ».

Un bras de fer, sur fond d’élection provinciale, qui n’augure rien de bon pour M. Trudeau, déjà à couteaux tirés avec deux autres provinces qui se sont adressées aux tribunaux.


Sénateur Serge Joyal

Photo courtoisie

Bien avant d’affronter Québec sur le pot, le gouvernement pourrait devoir en découdre avec le Sénat. Des sénateurs (dont Serge Joyal) ont déposé des rapports ouvrant la voie aux amendements qu’ils pourraient apporter au projet de loi légalisant le pot. Entre autres, ils recommandent de retarder la légalisation, de reconnaître l’autorité des provinces et d’abandonner la culture à domicile. Ce à quoi M. Trudeau a opposé une fin de non-recevoir.


Scott Brison, PLC

Photo Agence QMI, Andre Forget

Des mesures intéressantes, mais insuffisantes. C’est en ces termes qu’on a parlé de la réforme de la loi électorale présentée par le ministre Scott Brison. Pis, il n’est pas clair comment on s’y prendra pour faire respecter les nouvelles règles annoncées. C’est sans compter qu’Ottawa a tant tardé qu’on doute que les changements seront en place pour la prochaine élection. Et, bien sûr, oubliez la réforme du mode de scrutin promise qui est morte et enterrée.


Ahmed Hussen, PLC

Photo Chantal Poirier

Plusieurs, dont le ministre de l’Immigration Ahmed Hussen, ont tenu des propos confus dans la foulée d’un article de Reuters révélant que le Canada négocie avec les États-Unis pour endiguer l’afflux de migrants irréguliers. Les Américains ont confirmé étudier une offre du Canada. Mais voilà qu’à Ottawa, on s’est emmêlé les pinceaux. Un ministre a répété qu’il n’y a aucune discussion formelle. Un autre a dit qu’il y a des discussions, mais exploratoires. Les fonctionnaires ont dit qu’il y a bien des pourparlers de haut niveau. Qui croire ?