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Une école de l’humour encore pertinente

L’établissement fête son 30e anniversaire

Louise Richer a fondé l’École nationale de l’humour en 1988.
Photo d’archives Louise Richer a fondé l’École nationale de l’humour en 1988.

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L’École nationale de l’humour fête son 30e anniversaire cette année. Pour l’occasion, un gala-bénéfice se tiendra mardi soir et de nombreux diplômés vedettes, dont Louis-José Houde, Martin Matte et Patrick Huard, y participeront. De quelle façon ce programme d’enseignement arrive-t-il à être encore pertinent en 2018 ? Le Journal en a discuté avec la fondatrice de l’ÉNH, Louise Richer.

« Sommes-nous encore pertinents ? C’est une question que l’on se pose chaque session. J’en fais une préoccupation obsessive. » Au bout du fil, Louise Richer démontre encore toute la passion qu’elle a pour son école qu’elle porte à bouts de bras depuis 1988. Avec elle, nous avons abordé cinq éléments qui rendent l’ÉNH encore pertinente aujourd’hui.

Un programme renouvelé

Le monde de l’humour n’est définitivement plus le même en 2018 qu’il l’était en 1988. L’École de l’humour a régulièrement dû changer son programme pour refléter les tendances de l’industrie. « Les contenus ont évolué, dit Louise Richer. Les objectifs se sont multipliés et diversifiés. On discute régulièrement avec les étudiants et de récents diplômés pour se tenir à jour sur le contenu de nos cours. »

L’importance du web

Il y a une dizaine d’années, l’ÉNH a ajouté un volet important à son programme : les séries web et les réseaux sociaux. « La conduite de la carrière a tellement changé aujourd’hui, dit Louise Richer. Aujourd’hui, t’es capable de bâtir ta notoriété. C’est toi-même qui te positionnes dans le milieu et qui peux devenir un acteur incontournable. »

Des activités diversifiées

L’École de l’humour a multiplié ses activités en dehors des murs de l’établissement. « Ça fait plusieurs années qu’on va dans les écoles secondaires, dit la fondatrice. On a même un programme en Ontario avec des francophones. Notre expertise au fil des ans a été sollicitée pour de nouveaux contextes. L’École est vraiment un chef de file. »

Le milieu des soirées d’humour

Les soirées d’humour se multiplient partout en province et l’ÉNH a voulu présenter cette réalité à ses élèves. Depuis quelques mois, Charles Deschamps, copropriétaire du Bordel Comédie Club, donne un atelier aux futurs humoristes sur le travail dans les bars. À la fin de l’atelier, les élèves sont invités à aller jouer au Bordel durant une soirée « open mic ».

Un avenir reluisant

Louise Richer indique que l’École de l’humour vient de battre un record de demandes d’admission. « Nous avons reçu 170 demandes pour le programme humoriste, dit-elle. L’année passée, c’était 140. » L’École, qui accueille dix étudiants français cette année, aimerait aussi développer davantage son expertise dans la francophonie à l’international.


Le gala-bénéfice pour le 30e anniversaire de l’École nationale de l’humour se tiendra mardi soir, à 20 h, au Théâtre St-Denis. Pour tous les détails : enh.qc.ca