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Les cowboys font leur cirque

Saloon, la 11e création du Cirque Éloize, conclut sa tournée à Québec

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Le Cirque Éloize a déployé pour la première fois, lundi, à Québec, la grande fresque western de son spectacle Saloon. Une création circassienne ingénieuse, dynamique, dont le parfait équilibre entre la musique, la danse et les acrobaties de ses onze artistes multidisciplinaires suscite l’émerveillement.

Créée en 2016 et après avoir été présentée sur quatre continents plus de 200 fois, la 11e création du Cirque Éloize était enfin de passage, lundi, à la salle Albert-Rousseau, pour conclure sa tournée québécoise.

Une structure de bois rudimentaire, du banjo, un bar au décor rustique, une douzaine de cowboys déjantés et multidisciplinaires, et un inévitable numéro de lasso : tous les éléments du Far West sont réunis dans Saloon.

Trame sonore rythmée

Malgré une intrigue plutôt simple, le scénario, qui ressasse le cliché d’une danseuse de saloon courtisée par les différents personnages du bar local, met la table pour de beaux affrontements acrobatiques.

Efficace

Franchement efficace, la plus grande force de ce spectacle se trouve dans son métissage des disciplines. On ne va pas voir Saloon seulement pour être impressionné par ses acrobaties, mais pour la musique, qui occupe une place fort importante.

Sur scène en permanence et toujours à l’avant-plan, trois musiciens se partagent les partitions de guitare, banjo, violon, harmonica, piano, percussions et les voix.

La trame sonore de Saloon est des plus entraînantes, alors qu’on y exploite le folk, le country et le western dans leur forme la plus brute. Elle propose un mélange entre des pièces originales signées Éloi Painchaud, et de grands succès de Patsy Cline et de Johnny Cash, entre autres.

De belles idées

Le spectacle de 90 minutes, mis en scène par le Belge Emmanuel Guillaume, ne réinvente pas le cirque, mais comporte plusieurs belles idées.

Au tout début, après l’interprétation du grand classique folk américain In The Pine, autour d’un feu de camp, un cowboy réinvente la chorégraphie autour d’un poteau avec une résistance physique qui défie la gravité. Puis, le lustre du saloon servira à un numéro de haute voltige.

Il y avait place à l’humour dans cette scène où deux acrobates feignent de se poursuivre sur un wagon de train, sur ce qui est un tapis roulant, un cactus de carton en arrière-plan pour nous faire croire qu’on est quelque part dans un désert au Texas.

On a eu droit à un poétique numéro de roue Cyr sur la chanson Crazy, un numéro enlevant de sangle aérienne, du lasso, un enchaînement de main à main survolté, et une danse en ligne enflammée sur Ring Of Fire.

Un vertigineux numéro de planche coréenne, qui se disputera à trois, concluait la présentation.

Le Cirque Éloize a assurément mis dans ce spectacle accessible tous les ingrédients pour plaire à toutes les générations.