/entertainment
Navigation

«Causerie musicale» avec Michel Fugain

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL | Compositeur et interprète de renom, Michel Fugain prouve qu’il est aussi un excellent conteur durant sa «Causerie musicale», un spectacle original qu’il présente jusqu’à mercredi à la Cinquième salle de la Place des Arts, à Montréal, avant de revenir en tournée à l’hiver 2019.

Michel Fugain se présente très simplement devant le public – les lumières restent d’ailleurs allumées dans la salle – en expliquant qu’il va répondre au cours de cette «jasette» à toutes les questions que le public se pose habituellement à propos de ses chansons.

Après un premier extrait de C’est de la musique, Michel Fugain a expliqué qu’il commence le plus souvent par faire la musique, avant les paroles d’une chanson, sauf pour sa toute première, Un pas devant l’autre.

Durant la soirée, il va évoquer sa grande complicité avec l’auteur Pierre Delanoë qui lui a notamment écrit quelques-uns de ses plus grands succès comme Je n’aurais pas le temps ou La belle histoire.

«Je voyais la Route 66 dans ma tête, avec un gars d’un côté et une fille de l’autre. J’ai refilé l’idée à Delanoë, qui ne savait pas ce qu’était la Route 66, et il m’a rendu cette chanson. Le succès a été impressionnant. On était bien content parce que s’il n’y avait pas eu cette chanson, il n’y aurait pas eu le "Big Bazar".»

Avant de chanter Fais comme l’oiseau, il a raconté l’anecdote sur la naissance de cette chanson, qui est en fait une adaptation d’une chanson brésilienne.

On apprendra également qu’appelé en pleine nuit, Pierre Delanoë a écrit, en une heure et demie, Bravo monsieur le monde, une chanson qui, trente ans plus tard, est devenue l’hymne officiel de l’exposition universelle de Nagoya, au Japon.

Entouré d’un guitariste, un claviériste, un multi-instrumentiste et une choriste, Michel Fugain chante des extraits d’une trentaine de chansons, des grands succès et d’autres moins connues comme Marie Pitchum, Les très haut ou La bête immonde, une chanson politique et engagée.

Avec les portraits des auteurs qui ont jalonné sa carrière en arrière de la scène, il leur rend un hommage rempli de respect et de nostalgie, comme quand il évoque la chanson La fête ou Les cerises de monsieur Clément, écrites par Maurice Vidalin.

Il a aussi évoqué son amitié avec Robert Charlebois, présent dans la salle mardi soir, qui lui a fait découvrir la musique cajun, ce qui lui a permis de créer la chanson Tous les Acadiens.

Pour faire entrer le parolier Claude Lemesle dans son équipe, Michel Fugain lui a proposé une mélodie très difficile, qui est finalement devenue la chanson Dis oui au maître. Le dernier de ses auteurs fétiches est Brice Homs, dont il a chanté quelques-unes des chansons, telles que La forteresse ou Ne m’oublie pas.

Tout au long de cette causerie, on a l’impression d’être invité dans le salon de Michel Fugain qui, avec humour et nonchalance, distille des anecdotes cocasses ou profondes sur sa vie, ses chansons et son travail. Même après deux heures, on en prendrait encore plus.

Michel Fugain sera en tournée à travers le Québec avec «La causerie musicale», à compter de janvier 2019 pour plus d’une vingtaine de représentations.