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Le virage de La Presse + est un échec, selon des experts

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PHOTO AGENCE QMI, MAXIME DELAND

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La transformation du quotidien La Presse en organisme à but non lucratif (OBNL) plutôt que sa mise en vente confirme l’échec du virage entrepris avec La Presse +, selon l’actionnaire Graeme Roustan et l’expert en gouvernance d’entreprise Michel Nadeau.

«La conversion en OBNL laisse entendre qu’ils perdent tant d’argent avec La Presse que personne ne voudrait acheter le quotidien», a estimé M. Roustan, un actionnaire militant de Power Corporation du Canada, propriétaire de La Presse.

Le propriétaire de Hockey News et PDG de Roustan Media a maintes fois affirmé qu'il souhaitait racheter La Presse. Il s’est toutefois dit satisfait de l’annonce de mardi.

«Si la famille Desmarais [actionnaire de contrôle de Power] avait embauché des banquiers pour mettre en vente La Presse, j’aurais fait une offre. [Mais] mon premier but, comme actionnaire de Power, était de pousser la compagnie à se défaire de ses actifs non essentiels, comme La Presse. Et ils m’ont enfin écouté en délaissant La Presse.»

Directeur général de l'institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques (IGOPP), Michel Nadeau salue la décision de la famille Desmarais, d’injecter 50 millions dans la transformation du quotidien de la rue Saint-Jacques en OBNL, en plus de prendre à sa charge les obligations passées du régime de retraite des employés.

Le modèle proposé par La Presse avec le lancement de l’application tablette La Presse + ne fonctionnait pas, a-t-il ajouté. «C’était un virage qu’il fallait faire, mais La Presse + a coûté très cher.»

Au moment du lancement de l’application, La Presse espérait vendre son modèle d’affaires et son logiciel à d’autres médias occidentaux, mais cela ne s’est pas produit, a rappelé M. Nadeau. «Le Toronto Star a abandonné sa version de La Presse +