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Piétonne happée dans Rosemont: des citoyens se mobilisent

Piétonne happée dans Rosemont: des citoyens se mobilisent
ZACHARIE GOUDREAULT/24 HEURES/AGENCE QMI

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Deux mois après la mort d’une octogénaire happée par un véhicule au coin du boulevard Pie-IX et de la rue Beaubien, à Montréal, les habitants d’une résidence pour personnes âgées de Rosemont sont déterminés à rendre cette intersection plus sécuritaire pour les piétons.

Plus de 200 résidents du quartier Rosemont ont signé depuis le début du mois d’avril une pétition lancée par les responsables d’une résidence pour personnes âgées pour demander à la Ville de Montréal de rendre cette intersection plus sécuritaire pour les piétons, par exemple en allongeant le temps disponible pour traverser aux feux de circulation.

«Il n’y a vraiment pas assez de temps pour traverser. Même si on est prudents, on prend un risque», estime la directrice générale des Habitations Nouvelles Avenues, Carole Lafrance.

Le 8 mars dernier, une des habitantes de cette résidence pour personne âgée a été happée mortellement par un véhicule alors qu’elle traversait à cette intersection achalandée.

«Ça a été un choc terrible. Ce qui est arrivé à notre consoeur est intolérable [...] J’ai une crainte quand je traverse la rue. J’ai peur depuis cet évènement-là», a confié une des habitantes de cette résidence, Johanes Demeester, lorsque rencontrée par le «24 Heures» mardi.

Plus vulnérables

Dans l’ensemble du Québec, 69 piétons sont morts l’an dernier, ce qui représente 19 % de l’ensemble des décès sur la route, selon le dernier bilan annuel de la Société de l’assurance automobile du Québec.

Cette proportion double toutefois pour les décès sur la route de personnes âgées de 75 ans et plus, ce qui préoccupe la directrice du Laboratoire Piétons et espace urbain à l’Institut national de la recherche scientifique, Marie-Soleil Cloutier.

«On devrait faire des aménagements, notamment aux intersections. Il faut le faire pour que ça soit accessible aux plus vulnérables», a-t-elle affirmé.

En campagne électorale, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’était engagée à rendre les intersections dangereuses plus sécuritaires, entre autres en allongeant le temps réservé pour traverser aux intersections.

Mardi, en marge d’un point de presse, elle a affirmé prendre cet enjeu au sérieux. «Oui, ça nous préoccupe [...]. Il y a déjà des intersections où on est en train de mettre en marche des mesures pour les sécuriser, comme du marquage au sol», a-t-elle déclaré.

- Avec la collaboration de Sarah Daoust-Braun, 24 Heures