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Le territoire coupé en deux

Tous les pêcheurs rêvent de voir arriver ces journées qui leur permettront de récolter de belles truites dans l’un des lacs poissonneux du Québec.
Photo Julien Cabana Tous les pêcheurs rêvent de voir arriver ces journées qui leur permettront de récolter de belles truites dans l’un des lacs poissonneux du Québec.

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Depuis le début de la saison, de nombreux pêcheurs se sont heurtés à des obstacles majeurs lorsqu’ils ont tenté leur chance pour pêcher. Heureusement, la nature semble tourner du bon bord au cours des prochains jours, ce qui ramènera un équilibre certain pour l’ouverture de nombreux territoires de pêche.

Jusqu’à présent, on peut dire, sans se tromper, que le territoire du Québec était carrément coupé en deux avec, à l’ouest, des endroits assez facilement accessibles pour la pêche et, à l’est, des territoires toujours sous l’emprise de l’hiver.

« Nous avons fini par nous rendre à la pourvoirie après des heures de travail acharné pour réussir à percer la neige qui obstruait le passage, souligne Serge Pelchat de la pourvoirie Chez Pelchat, aux Escoumins. On ne peut pas dire que le chemin est ouvert. Disons qu’il y a une trace. L’hiver ne nous a pas lâchés, ce qui entraînera un retard certain pour l’ouverture de la saison. J’avais des pêcheurs pour le 18 mai, mais je crois qu’il faudra plutôt penser au 24 pour le début des opérations. »

Du côté de la réserve des Laurentides, le directeur Sylvain Boucher expliquait que la neige était toujours présente.

« Il y a encore beaucoup de neige dans le bois. Heureusement, la température semble s’améliorer pour les prochains jours, ce qui nous permettra de pouvoir offrir des lacs aux amateurs, sauf que nous ne serons pas à 100 %. On ne peut pas faire de miracles. Si la nature ne nous aide pas, nous devrons vivre avec. »

LES ROUTES

La même situation prévaut dans les montagnes de Charlevoix ou les Monts-Valin. La neige est toujours bien présente et complique drôlement les opérations. Tant et aussi longtemps que les températures durant la nuit seront très basses, rien ne reviendra à la normale.

L’autre phénomène qui inquiète beaucoup certains gestionnaires de territoires comme les zecs, les pourvoiries et les réserves fauniques, c’est le réseau routier.

« Habituellement, la neige fond et nous avons le temps d’ouvrir les routes assez longtemps avant que la circulation ne commence. Cette période de dégel pour empêcher que les routes ne soient démolies ou presque, nous ne l’avons pas eue ce printemps, affirme Sylvain Boucher. Il se peut fort bien que des routes se brisent à plusieurs endroits lorsque les pêcheurs vont circuler en grand nombre dans les prochaines semaines. Souvent, même si en ville l’été est bien installé, en montagne, le dégel tarde, causant des effets plutôt négatifs sur l’état du réseau routier. »

Lors de vos premières sorties en forêt, il faudra donc vous attendre à trouver des routes qui seront parfois un peu plus difficiles. Heureusement, ces organisations ont de bonnes équipes de voirie qui travaillent sans cesse à l’entretien des chemins.

POISSONS AU RALENTI

Lorsque vous pêchez en début de saison sur un plan d’eau qui vient tout juste de se libérer de ses glaces, rappelez-vous bien que le métabolisme du poisson fait en sorte qu’il bouge au ralenti. Il vous faut donc agir en conséquence en ralentissant la présentation de vos offres de leurres.

Une des méthodes que j’emploie beaucoup en début de saison, c’est de poser le leurre au fond du lac et de le bouger tranquillement pour attirer l’attention des poissons qui sortent de leur période hivernale. Il est certain qu’aussitôt que l’eau va se réchauffer en bordure du lac, vous pourrez y tenter votre chance parce que c’est là que le poisson va se réfugier pour retrouver sa vigueur. Si vous choisissez de pêcher à la mouche, l’utilisation de nymphes sera certainement un atout. Les mouches qui vont en profondeur imitent les larves des insectes qui se libèrent des morceaux de bois qui sont au fond des lacs et qui montent tranquillement vers la surface pour y devenir des insectes. C’est lors de ce lent voyage qu’elles deviennent souvent une nourriture de choix pour les truites à la recherche d’un premier repas après les longs mois d’hiver.